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  <title type="html">Le Garde-mots - Vernaculaire  - Commentaires</title>
  <subtitle type="html">J'ai un garde-mots comme d'autres ont un garde-manger. Pour les mots et le fromage c'est mieux qu'un réfrigérateur.
Les nouveaux billets sont affichés le lundi et le vendredi.</subtitle>
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Les nouveaux billets sont affichés le lundi et le vendredi."/>
  <updated>2020-06-09T07:04:39+02:00</updated>
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    <name>Alain Horvilleur</name>
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    <title>Vernaculaire - le gardien</title>
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    <updated>2006-07-25T20:43:47+02:00</updated>
    <author><name>le gardien</name></author>
    <content type="html">&lt;p&gt;Ce beau poème, que je ne connaissais pas, mérite de figurer ici. Il en
existe apparemment une version sonore lue par &lt;a href=&quot;http://cyreal.free.fr/familia/zinzins/familleszinzins/titous/accent.htm&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Fernandel&lt;/a&gt;.
Sans commentaire.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;</content>
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    <title>Vernaculaire - Faidit (j-f)</title>
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    <updated>2006-07-25T15:25:49+02:00</updated>
    <author><name>Faidit (j-f)</name></author>
    <content type="html">&lt;p&gt;Je suis (encore une fois) à la limite du hors sujet, mais je suis heureux
d'avoir retrouvé sur la toile un poème en alexandrins que, toujours ému, me
récitait mon père :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De l'accent! De l'accent! Mais après tout en-ai-je? Pourquoi cette faveur?
Pourquoi ce privilège? Et si je vous disais à mon tour, gens du Nord, Que c'est
vous qui pour nous semblez l'avoir très fort Que nous disons de vous, du Rhône
à la Gironde, &amp;quot;Ces gens là n'ont pas le parler de tout le monde!&amp;quot; Et que, tout
dépendant de la façon de voir, Ne pas avoir l'accent, pour nous, c'est en
avoir...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Eh bien non ! je blasphème! Et je suis las de feindre! Ceux qui n'ont pas
d'accent, je ne puis que les plaindre! Emporter de chez soi les accents
familiers, C'est emporter un peu sa terre à ses souliers, Emporter son accent
d'Auvergne ou de Bretagne, C'est emporter un peu sa lande ou sa montagne!
Lorsque, loin du pays, le cœur gros, on s'enfuit, L'accent? Mais c'est un peu
le pays qui vous suit! C'est un peu, cet accent, invisible bagage, Le parler de
chez soi qu'on emporte en voyage! C'est pour les malheureux à l'exil obligés,
Le patois qui déteint sur les mots étrangers!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avoir l'accent enfin, c'est, chaque fois qu'on cause, Parler de son pays en
parlant d'autre chose!...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non, je ne rougis pas de mon fidèle accent! Je veux qu'il soit sonore, et
clair, retentissant! Et m'en aller tout droit, l'humeur toujours pareille, En
portant mon accent fièrement sur l'oreille! Mon accent! Il faudrait l'écouter à
genoux! Il nous fait emporter la Provence avec nous, Et fait chanter sa voix
dans tous mes bavardages Comme chante la mer au fond des coquillages! Ecoutez!
En parlant, je plante le décor Du torride Midi dans les brumes du Nord! Mon
accent porte en soi d'adorables mélanges D'effluves d'orangers et de parfum
d'oranges; Il évoque à la fois les feuillages bleu-gris De nos chers oliviers
aux vieux troncs rabougris, Et le petit village où les treilles splendides
Éclaboussent de bleu les blancheurs des bastides! Cet accent-là, mistral,
cigale et tambourin, A toutes mes chansons donne un même refrain, Et quand vous
l'entendez chanter dans ma parole Tous les mots que je dis dansent la
farandole!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Miguel Zamacoïs (1866-1955)&lt;/p&gt;</content>
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    <title>Vernaculaire - Le garde-mots</title>
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    <updated>2005-11-03T13:47:43+00:00</updated>
    <author><name>Le garde-mots</name></author>
    <content type="html">&lt;p&gt;C'est bien le sens de ce que je voulais faire passer.&lt;/p&gt;</content>
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    <title>Vernaculaire - J-F Nadaud</title>
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    title="Vernaculaire - J-F Nadaud" />
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    <updated>2005-11-03T13:45:07+00:00</updated>
    <author><name>J-F Nadaud</name></author>
    <content type="html">&lt;p&gt;Merci, cher Gardien, pour cette brillante définition.&lt;br /&gt;
J'étais à cent lieues de l’extension &amp;quot;mondialisatrice&amp;quot; du mot dans l'impitoyable et terrifiant monde commercial qui parraît-il désormais nous gouverne ici-bas ... La référence étymologique aux esclaves correspond bien à la société qui est en train de se tisser malgré nous. Restons vigilants !&lt;/p&gt;</content>
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