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  <title type="html">Le Garde-mots - Noël  - Commentaires</title>
  <subtitle type="html">J'ai un garde-mots comme d'autres ont un garde-manger. Pour les mots et le fromage c'est mieux qu'un réfrigérateur.
Les nouveaux billets sont affichés le lundi et le vendredi.</subtitle>
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Les nouveaux billets sont affichés le lundi et le vendredi."/>
  <updated>2020-06-09T07:04:39+02:00</updated>
  <author>
    <name>Alain Horvilleur</name>
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    <title>Noël - le gardien</title>
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    title="Noël - le gardien" />
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    <updated>2012-01-22T16:15:15+01:00</updated>
    <author><name>le gardien</name></author>
    <content type="html">&lt;p&gt;Très belle histoire. On y est en même temps que vous.&lt;/p&gt;</content>
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    <title>Noël - Zorica Sentic</title>
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    <updated>2012-01-22T12:44:21+01:00</updated>
    <author><name>Zorica Sentic</name></author>
    <content type="html">&lt;p&gt;Une histoire vraie Noël 66&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A ma mère grand Katarina&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
11 décembre 2002. 01h17. France Inter. La musique me fige et des frissons
soufflent sur ma peau. Un air magique, comme cette voix lointaine qui m’avait
promis, autrefois, une belle destinée. Je téléphone au standard. Je demande les
références du CD. Une petite voix, nommée Romane, répond à mon attente. Mais, à
ma surprise, Romane me demande si je veux bien parler de Noël, comme ça, sur
France Inter. Interloquée, je veux d’abord refuser… mais, elle insiste. “ Je ne
sais pas pourquoi, mais je suis sûre que vous le ferez très bien ” dit-elle.
J’accepte. Je ne sais pas dire non. Bien qu’au fond j’attends depuis… depuis
quand au juste ? Un signe du ciel ou une réponse à une question lancée dans le
désespoir du silence qui m’emprisonne. Parce que ce que je vais vous lire là.
C’est une histoire vraie !&lt;br /&gt;
Un Noël dans mon Village, là-bas, en Yougoslavie. Maintenant, il faut dire
Serbie. Mais pas trop fort. Ça fait encore mauvais genre. Chut ! C’est au sud
de Belgrade à vingt kilomètres de la frontière macédonienne. Ceux qui ont
traversé la Yougoslavie pour aller en Grèce ont aussi traversé mon village. Son
nom ? LEVOSOJE.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chaque semaine précédant Noël, deux marchands ambulants, cahotant à dos d’âne
sur les chemins boueux, débarquaient au village. Ils élisaient domicile chez
les villageois. Chacun son tour, en principe. Ma grand-mère s’acquittait
souvent de cette mission charitable - oh ! Pas bien difficile au fond - avec
cette spontanéité propre aux femmes de la Méditerranée qui mêlent tous les
folklores, toutes les langues et toutes les religions dans le même chaudron de
l’hospitalité. Ça m’a valu d’obtenir plus de breloques que mes petites
camarades. Les jalouses !&lt;br /&gt;
Jugez des cadeaux : un bracelet, un collier, une broche, des crayons, un
cahier… Que sais-je encore ? C’était aussi leur façon de payer le gîte et le
couvert et la seule de dire merci à la mamie. Ils l’appelaient BABA, ce qui
veut dire MAMIE en serbe. La générosité et la bonne cuisine de Baba étaient
connus et reconnus. Mais ils choisissaient BABA comme aubergiste surtout pour
les histoires qu’elle contait les soirs de veillées. Ils disaient que c’était
la meilleure conteuse à 500 km à la ronde. Et que des histoires inédites
!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le jour de Noël, le 6 janvier là-bas, grand-père allait chercher de la paille
dans la grange. Il vidait la cuisine qui faisait habituellement office de salle
à manger, et rangeait la table et les chaises dans la cave. Il ne laissait que
le poêle à bois. Il prenait plaisir à disposer un tapis de paille en forme de
cercle, à même le sol, au milieu de la cuisine. Il était fier de son tapis et
répétait sans cesse : “ Vous avez vu, c’est de la belle paille… celle qui ne
pique pas ! ” Après avoir répété la même phrase à l’envi et de plus en plus
fort pour que grand-mère entende, il lui renvoyait un sourire et un petit clin
d’œil plein de malice. À l’époque, je ne comprenais pas trop pourquoi.
Maintenant, je crois savoir pourquoi ils aimaient tellement la paille et
pourquoi il prétendait qu’elle ne piquait pas. Ma grand-mère n’avait pas les
yeux bleus, mais j’ai souvent entendu mon grand-père lui dire : “ T’as de beaux
yeux tu sais. ” Et ma grand-mère répondait : “ Je sais, je sais. Mais on ne le
saura jamais assez ”. Et mon grand-père souriait.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Puis grand-père creusait aussi un trou d’environ 15 centimètres de diamètre
dans un angle de la cuisine. Le sol n’était pas carrelé, mais en terre. Le
trou, c’était pour le jeu des Noix, en fin du repas. Grand-mère préparait le
repas dès le matin de très bonne heure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le cassoulet, la pita, de la pâte feuilletée, des œufs, du fromage et des
poireaux, le poisson, des gâteaux au chocolat et enfin le fameux pain avec la
pièce de monnaie. Ah ! Ce pain ! Un pain béni que le patriarche de la maison
rompait avant d’en distribuer un morceau à chaque membre de la famille, présent
ou absent, après que grand-mère se fût signée de sa croix et fait sa prière
pour les présents, les absents et les pauvres. Celui ou celle qui découvrait la
pièce devait acheter du sel et ainsi, la chance pour l’année lui serait
garantie. Je ne me rappelle pas l’avoir gagné, cette petite pièce. Ma
grand-mère me rassurait : “ Le Petit Jésus a plus d’un tour de magie pour te
donner la chance, et ça, toute l’année. La plus belle chance, c’est la santé,
le sourire et ça, il te l’a donné. Le reste, c’est simple. Il suffit d’imaginer
”.&lt;br /&gt;
C’est ainsi qu’est né mon AMIGENI, un petit garçon sorti de mon imagination,
puis une héroïne du nom de VREMIA et d’autres encore, mais tout ça, à dire
vrai, c’est rien que des mensonges que je me raconte à moi-même, comme on dit,
des histoires inventées que j’écris à longueur de journée sur le clavier d’un
ordinateur. Modernité oblige.&lt;br /&gt;
Il y avait aussi une assiette vide au cas où quelqu’un arriverait à
l’improviste. On l’appelait l’assiette du pauvre. Au centre du tapis reposaient
tous les plats. Après le cérémonial de la distribution du pain, venait celui de
l’assiette du Bon Dieu. Mamie-Baba prenait une assiette vide et y mettait un
peu de tout, de la pita, quelques noix, du poisson et des haricots et une part
de gâteau. Elle remplissait l’assiette. Le salé et le sucré mélangés,
immangeable ! Elle portait l’assiette dehors sur la terrasse. Elle disait : “
C’est la part du Bon Dieu ”. J’ai compris bien plus tard que le Bon Dieu
revêtait aussi la peau des petits chats, puisque le lendemain, l’assiette était
vide.&lt;br /&gt;
Après le dîner, chacun s’armait de son paquet de noix. La bataille pouvait
commencer. Celui qui mettait sa noix dans le trou empochait les autres noix. Un
jeu de billes de chez nous, en somme. Puis Grand-mère racontait des histoires
toute la soirée et grand-père s’occupait du poêle à bois. Les histoires de Baba
avaient toujours une morale bien à elle. Celle de l’année 1966 m’est restée à
jamais gravée dans la mémoire de petite immigrée serbe. Sans doute parce que ce
fut la dernière fois que je fêtais Noël un 6 janvier, et aussi le dernier avec
ma grand-mère. Car les années suivantes j’ai fêté NOEL le 24 décembre et le 6
janvier. Mais je ne recevais pas des cadeaux deux fois. Je suis arrivée en
France à treize ans. Je ne parlais pas un mot de français.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À la fin de l’histoire, Mamie m’a dit :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
“ Tu vois Zoritza, mon cadeau n’est pas celui que tu crois. Ce n’est pas
celui-là le plus beau. Les chaussures seront bientôt trop petites pour toi, la
jupette sera un mouchoir de poche avant que tu ne sois grande, le bracelet, tu
pourras le perdre, le collier, on te le volera un jour et la broche, tu t’en
lasseras. Alors que les histoires que je t’ai racontées, elles seront toujours
en toi, dans ton cœur et dans ta tête. Un jour, à ton tour, tu les raconteras à
tes enfants et petits-enfants. Et si tu fais un vœu ce soir, tu pourras
raconter ton Noël au monde entier. Un jour, une petite voix te demandera de
parler de Noël. ”&lt;br /&gt;
-Dis Romane, tu connais ma grand-mère ?&lt;br /&gt;
-Où l’as-tu rencontrée ?&lt;br /&gt;
Zorica Sentic&lt;/p&gt;</content>
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    <title>Noël - le gardien</title>
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    <updated>2011-12-29T17:55:42+01:00</updated>
    <author><name>le gardien</name></author>
    <content type="html">&lt;p&gt;Merci. Bonne année à vous aussi.&lt;/p&gt;</content>
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    <title>Noël - ana</title>
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    <updated>2011-12-29T17:09:44+01:00</updated>
    <author><name>ana</name></author>
    <content type="html">&lt;p&gt;Apprendre à vivre avec le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voila ! C´ est ce qu'on essaie de faire tous les jours de notre vie !&lt;br /&gt;
Une belle manière de le dire. Merci !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bonne Année à tous les lecteurs du Gardemots et naturellement, celui à qui
l'écrit et le partage avec nous.&lt;/p&gt;</content>
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    <title>Noël - M-Chris</title>
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    <updated>2011-12-28T22:30:40+01:00</updated>
    <author><name>M-Chris</name></author>
    <content type="html">&lt;p&gt;Voilà un autre beau poème, où le mystère côtoie la réalité, où la lumière
allume les sentiments.&lt;br /&gt;
La fête est passée, les mots restent gravés.&lt;br /&gt;
Bien à vous !&lt;/p&gt;</content>
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    <title>Noël - le gardien</title>
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    <updated>2011-12-24T15:07:57+01:00</updated>
    <author><name>le gardien</name></author>
    <content type="html">&lt;p&gt;Dieu n'a pas besoin d'être nommé. Il est dans la poésie elle-même.&lt;/p&gt;</content>
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    <title>Noël - e2l</title>
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    <updated>2011-12-24T14:56:19+01:00</updated>
    <author><name>e2l</name></author>
    <content type="html">&lt;p&gt;Noël, ou Dieu étrangement (tristement?) absent de votre billet... Bon Noël à
vous et à vos lecteurs quand même.&lt;/p&gt;</content>
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