Le Garde-mots

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vendredi 12 février 2010

Mimesis

Nom féminin. Représentation de la nature au moyen de l'art. Ce terme est déjà employé dans ce sens dans La République de Platon et la Poétique d'Aristote. Il ne faut pas le confondre avec mimétisme, la tendance à imiter les gestes et attitudes, qui concerne le domaine  comportemental.

Mots voisins : ekphrasis (description littéraire, vive et complète d'une œuvre d'art),  poiesis (création). Antonyme : diégèse (qui consiste à raconter au lieu de montrer). 

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lundi 4 janvier 2010

La Demeure du Chaos

L’art dérange, sinon il ne mériterait pas son nom. Bach dérange avec sa musique si bien mesurée ; Mozart dérange par la justesse de ses notes ; Rimbaud hurle à nos oreilles ; Picasso dérange en empruntant, tel un dieu, le chemin de la création ; Dalí dérange car son trait est classique ;  l'hyperréalisme déréalise ; l'abstraction dérange car elle interpelle notre inconscient.  L’art nous interdit de vivre dans le consensus.

La Demeure du Chaos, située à Saint-Romain-au-Mont-d'Or, près de Lyon, est un musée dont on ne sort pas indemne. Il accueille (gratuitement) un millier de visiteurs chaque fin de semaine (il n'est ouvert que le samedi et le dimanche). Depuis sa création le 9 décembre 1999 - deux ans avant l’attentat du 11 septembre… - la Mairie de ce village bien tranquille exige par tous les moyens sa disparition, ce qui, d’ailleurs, contribue grandement à sa notoriété. Autrement dit son initiateur, Thierry Ehrmann, fondateur du site Artprice, numéro un mondial de l'information sur le marché de l'art, est sommé de détruire sa destruction. Car ce dont il est question ici c’est d’ériger en œuvre d’art la démolition progressive de cet ancien relais de poste établi sur les ruines d’un temple protestant [1].

Bienvenue dans la machine à déconstruire

S’agit-il vraiment d’une démarche artistique ? Il est certain que l’on n’entre pas dans une maison comme les autres, mais dans un décor de 12 000 m², qui se présente comme une métaphore de l’Apocalypse. Plus de 3000 œuvres, dans cet enfer noir et rouge à ciel ouvert, réalisées par une quarantaine d’artistes parmi lesquels le plus connu du grand public est Ben. Au hasard du circuit chaotique on découvre les ruines du World Trade Center, une carcasse d'hélicoptère, des voitures calcinées, les portraits de Ben Laden, du Dalaï-Lama, de l’insupportable Mahmoud Ahmadinejad, des vestiges de météorite, des murs éventrés, des signes et aphorismes alchimiques (« Le maître est là et il t’attend. »), le nombre 999 (qui naturellement peut se retourner en 666, le nombre de la bête). Sans compter divers slogans qui ne laissent pas indifférent : « Je suis l'homme que vous aimerez détester et que vous détesterez aimer. », « lI n'y a pas de plan B pour la planète ! », « Avec la Demeure du Chaos, la fête des voisins c'est 365 jours par an ! ») On se croirait dans le premier film de Luc Besson, Le dernier Combat. Il ne manque qu’une bombe atomique en ordre de marche pour que le réalisme soit parfait.

La Terre est bleue comme une orange pourrie

Pourquoi serions-nous choqués ? La démarche primordiale, essentielle, on peut même dire vitale de Thierry Ehrmann est de contester ce que nous faisons de notre planète. L’état de désolation dans lequel il met sa maison n’est autre que la métaphore en quatre dimensions de ce qui se passe dans la réalité du monde. Quand il nous donne à voir un bateau ivre en partance pour la mer d’Aral, alors qu’on sait que celle-ci se dessèche, il émet une protestation sur laquelle nous n’avons aucun droit moral, et surtout pas celui de protester. Double contrainte que connaissent tous les opprimés : je suis victime et je dois me taire. Cette noblesse de la cause perdue appliquée à six milliards d’individus et une maison est complètement insupportable. Thierry Ehrmann nous montre la confusion universelle mais aussi celle qui règne dans notre esprit. À partir de là il y a ceux qui acceptent d'être dérangés et les autres, tout aussi nécessaires, d'ailleurs, à la réussite du projet. Que serait cette maison éventrée si le maire de la localité restait passif ? Elle resterait ce qu'elle est, c'est-à-dire une œuvre d'art décalée dans une banlieue chic. Elle confirme ainsi son statut de manifeste artistique.

Plus loin, plus fort

Les idées ne manquent pas pour aller plus loin. Thierry Ehrmann doit refuser l’accès de ses gravats à toute personne vaccinée contre le tétanos, prévendre des billets pour la fin du monde, fonder la Bourse du Chaos et l'attribuer à des jeunes artistes sans avenir, créer un club très sélect où les chefs d’État et les gamins perdus des banlieues pourraient se rencontrer, autrement que par flics interposés, faire tourner les tables d’écoute, inviter des artistes de renom à venir en personne détruire leurs œuvres devant la presse, racheter le musée du Louvre et l’envoyer pièce par pièce sur la planète Mars afin de préparer le XXIIe siècle, militer en faveur d’une note supplémentaire dans la gamme, nommer Ben Laden gardien de ce champ de ruines, poser sa candidature à l’Académie des Beaux-Arts de Saint-Romain-au-Mont-d'Or. Bien que l’avenir n’existe plus il devrait également opérer une diversification horizontale de ses affaires. On peut lui suggérer de construire une usine d’incinération des ordures économiques, une usine de diables, créer un site d’évaluation du marché des cimetières, être le mécène des artistes poseurs de bombe, créer une association de visiteurs de prison de l’esprit, donner des cours de malédiction.

Il faut aussi lui faire promettre de détruire son musée au cas où, un jour, la planète fonctionnerait correctement.
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[1] Je n'entrerai ici ni dans la polémique judiciaire en cours, ni dans le problème de voisinage que pose la Demeure du Chaos.

Mur peint

Hélicoptère

Ordre de destruction

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vendredi 26 juin 2009

Ecphrasis

Représentation d’une œuvre d’art (peinture, motif architectural, sculpture, objet d'orfèvrerie, tapisserie) sous forme d'une description littéraire vive et complète. Du grec, ekphrazein, exposer en détail.

La première ecphrasis de la littérature universelle est la description par Homère dans l'Iliade du bouclier d'Achille forgé par le dieu Héphaïstos.  L'arme défensive a été fabriquée à la demande de Thétis,  sa mère, non pas pour protéger Achille, mais « pour que tous soient émerveillés » quand le destin fera de lui un héros, ce qui arrivera à l'occasion de la guerre de Troie.

L’ecphrasis fascine depuis l’Antiquité dans la mesure où elle est la transcription de signes visuels en signes linguistiques.

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lundi 23 février 2009

La vierge

La vierge

Gustav Klimt. La vierge.
1912-1913
  Galerie Nationale (Narodni Galerie), Prague.


Klimt nous attire dans la spirale sans fin de son bouquet de femmes et de fleurs. Par cette composition où nous mêlons notre vertige au sien, il fait de nous les co-auteurs de sa toile, à moins que, plus finement, caressant son sujet à grands traits de couleurs, lui assignant des gestes précis, il ne soit, grâce à nous, le spectateur de ses propres émotions.

Le centre de gravité de la toile se situe dans sa partie supérieure, de telle sorte que la vierge  est plus près du ciel que de la terre. Les corps entremêlés ne figurent pas les poses de diverses jeunes filles, mais les multiples attitudes d'une seule, un peu comme dans un phénakistiscope arrêté. Est-elle endormie ou en transe  ? Repliée sur elle-même ou, comme les derviches tourneurs, ouverte aux mouvements de l'imaginaire ? Le peintre ne montre pas le désir ni le plaisir de cette femme idéale, mais plutôt son épanouissement par la danse. À moins que… Si l’on insiste du regard sur les deux corps de la partie inférieure du tableau, l’un à gauche, l’autre à droite, on découvre qu’ils symbolisent les jambes écartées de la jeune fille, et que sa robe est un gigantesque phallus orné de fleurs. Ici comme ailleurs, Klimt unit circularité et linéarité, féminin et masculin, peinture et décoration.

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vendredi 20 février 2009

Syndrome de Stendhal

Trouble de nature esthétique éprouvé devant une œuvre d’art. Cette décompensation culturelle se manifeste sous la forme d’une crise d’angoisse avec vertiges, suffocation, battements de cœur, douleurs dans la poitrine, perte du sentiment d’identité et du sens de l’orientation, allant parfois jusqu'au délire et à la dépersonnalisation. L'affection survient chez des personnes impressionnées par le lieu exceptionnel où leur voyage les a menées. Ce nom a été donné en 1990 par le docteur Graziella Magherini, psychiatre à Florence, en référence aux émotions ressenties par Stendhal dans cette même ville en 1817 à la sortie de l’église Santa Croce où il venait de voir une série de chefs-d'œuvre : « Enfin, je suis arrivé à Santa Croce. Là, à droite de la porte, est le tombeau de Michel-Ange; plus loin, voilà le tombeau d'Alfieri, par Canova : je reconnais cette grande figure de l'Italie. J'aperçois ensuite le tombeau de Machiavel ; et, vis-à-vis de Michel-Ange, repose Galilée. Quels hommes ! Et la Toscane pourrait y joindre le Dante, Boccace et Pétrarque. Quelle étonnante réunion ! Mon émotion est si profonde qu'elle va presque jusqu'à la piété. Le sombre religieux de cette église, son toit en simple charpente, sa façade non terminée, tout cela parle vivement à mon âme. Ah ! si je pouvais oublier... ! Un moine s'est approché de moi ; au lieu de la répugnance allant presque jusqu'à l'horreur physique, je me suis trouvé comme de l'amitié pour lui. [...] Je l'ai prié de me faire ouvrir la chapelle à l'angle nord-est, où sont les fresques du Volterrano. Il m'y conduit et me laisse seul. Là, assis sur le marchepied d'un prie-Dieu, la tête renversée et appuyée sur le pupitre, pour pouvoir regarder au plafond, les Sibylles du Volterrano m'ont donné peut-être le plus vif plaisir que la peinture m'ait jamais fait. J'étais déjà dans une sorte d'extase, par l'idée d'être à Florence, et le voisinage des grands hommes dont je venais de voir les tombeaux. Absorbé dans la contemplation de la beauté sublime, je la voyais de près, je la touchais pour ainsi dire. J'étais arrivé à ce point d'émotion où se rencontrent les sensations célestes données par les beaux-arts et les sentiments passionnés. En sortant de Santa Croce, j'avais un battement de cœur, ce qu'on appelle des nerfs à Berlin ; la vie était épuisée chez moi, je marchais avec la crainte de tomber. Je me suis assis sur l'un des bancs de la place de Santa Croce ; j'ai relu avec délices ces vers de Foscolo, que j'avais dans mon portefeuille ; je n'en voyais pas les défauts : j'avais besoin de la voix d'un ami partageant mon émotion. » (Stendhal, Rome, Naples, Florence).

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lundi 7 avril 2008

L'homme-lumière

C'est la nuit qu'il est beau de croire à la lumière
(Edmond Rostand, Chantecler).

Alain Guilhot allume les villes avec ses rêves. Si vous voyagez vous le connaissez, en tout cas vous avez déjà vu l'une ou l'autre de ses réalisations. Vous êtes-vous déjà demandé ce qui fait la beauté d'Agadir, Albertville, Alger, Avignon, Bahreïn, Bordeaux, Brive, Bruxelles, Cannes, Canton, Casablanca, Cergy-Pontoise, Charleville-Mézières, Chartres, Dijon, Dubaï, Hanovre, Hô Chi Minh Ville, Istanbul, Kuala Lumpur, Jumièges, La Havane, Le Puy-en-Velay, Les Baux de Provence, Lille, Lunéville, Lyon, Madrid, Marrakech, Marseille, Metz, Monaco, Moscou, Nantes, Nice, Pékin, Prague, Puebla, Québec, Rabat, Rio de Janeiro, Roanne, Rodez, Ronchamp, Saint-Étienne, Saint-Jean-de-Luz, Saint Pétersbourg, Saint-Paul-de-Vence, San José (Costa-Rica), Shanghai, Sofia, Tolède, Tunis ? Réponse : un long passé d'architecture et d'urbanisme, certes, mais aussi l'art d'Alain Guilhot qui les a toutes apprivoisées et nimbées de lumière. Il n'éclaire pas les villes, il les habille comme le fait un peintre sur un corps nu. Il donne aux bâtiments une vie intérieure, aux paysages urbains un supplément de beauté qui fait de nos yeux les voyageurs du sensible. Ce professionnel est avant tout un enchanteur, un scénographe, un allumé du paradigme lumineux. Depuis 30 ans, avec Architecture Lumière®, son concept, il envahit pacifiquement la planète.


Couverture livre
Il suffit, pour s'en convaincre, de prendre à bras le corps - car il pèse 2, 8 kg - le livre qu'Alain Guilhot vient de publier, Light is life (1). Voyez, page après page, ce délire de lumière, né à Lyon en même temps que le premier "Plan Lumière", et qui a conquis plus de 100 villes françaises et 37 pays dans le monde. Cette anthologie comporte 170 témoignages et 270 photos. Couleurs, contrastes, cadrages à profusion.

(1) Préfaces de Yann Arthus-Bertrand, Jean-Louis Borloo et de cinq personnalités du monde de la lumière. Les principales photographies sont de Jean-Marc Charles. Ouvrage tiré à 30000 exemplaires, dont 8000 en anglais. Éditeur : Les Chemins de Lumière. 70 €. Cliquez ici pour en savoir plus. Après avoir regardé la vidéo, cliquez sur les coins des pages pour voir une très belle série de photos. Auparavant, si vous ne l'avez pas, téléchargez Shockwave.

Shanghai

Shanghai
En incrustation : Alain Guilhot.

Kuala Lumpur

Kuala  Lumpur
Les tours Petronas

Lyon Manufacture

Lyon
La Manufacture des Tabacs, devenue l'Université Lyon 3,
la dernière réalisation (pour l'instant...).


Trois questions à Alain Guilhot…

AH. Qu'est-ce que la lumière ?
AG. Un faisceau enchanté qui permet de sortir du quotidien, de passer du réel au rêve et d'éclairer juste. La lumière réveille et révèle. Par elle et pour elle, osons sublimer le beau. 

AH. Tu as fondé un nouvel art, une œuvre qui a son idéal et qui l'atteint souvent...
AG. Quand j'ai commencé, je n'avais pas la prétention de penser que c'était un art. Pour moi, c'était un engagement, une passion, puisque je souhaitais déjà proposer une écriture du beau. Je savais que j'étais sur une voie nouvelle... Avec le temps, il est vrai, éclairage, illumination sont devenus des mots insuffisants. Apporter la lumière, mettre en lumière, le geste-lumière, je revendique ces métaphores. Après tout, si on considère les choses du côté du sensible, ça devient évident, c'est finalement un art connu et reconnu dans le monde.

AH. Quel nom donnes-tu à tes réalisations ?
AG. Je n'aime pas qu'on parle de lumière artificielle. La lumière, pour moi, c'est le soleil de la nuit. Jusqu'à maintenant j'ai éclairé 3000 sites dans le monde. 3000 enfants-lumière.

… et à Olivier Binst, directeur éditorial et artistique de l'ouvrage

AH. Pourquoi avoir édité le livre d'Alain Guilhot ?
OB. J'avais fait une précédente expérience avec un livre intitulé Lux, qui présentait les œuvres de quelques dizaines de metteurs en lumière, dont Alain Guilhot. Light is life a valeur de mémoire. C'est un livre-bilan à propos des 30 années d'Architecture Lumière.

AH. Pourquoi ce format un peu particulier ?
OB. C'est un format décalé, ni un vrai carré ni un vrai rectangle. Les réalisations d'Alain sont monumentales : elles méritaient un livre de poids, avec, en outre, cinq paires d'ailes, c'est-à-dire cinq dépliants de chacun 1, 20 m d'envergure...

AH. En quoi l'art d'Alain Guilhot est-il différent de celui des autres maîtres-lumière ?
OB. L'ampleur ! Son terrain de jeu c'est le monde ! No limit !

Signature du livre


[Retrouvez ce billet dans
L'Almanach 2010 du Garde-mots
]

lundi 1 janvier 2007

Bonne année

*

La lumière est celle de l'année qui commence, et pourtant ce n'est qu'une réserve [1]. L'accomplissement viendra plus tard, quand pourrez y baigner vos désirs, les réchauffer au soleil printanier, les rendre beaux comme une toile de Jacques Oudot [2]. Et si ce n'est avec les gestes du peintre, que ce soit, au moins, avec les couleurs de la vie.

[1] Réserve. Partie, dans un dessin, une peinture ou une gravure, sur laquelle il n'existe pas d'application, une partie laissée en blanc.
[2] Pour en savoir plus sur le peintre cliquez sur son tableau.

mardi 16 mai 2006

Minimalisme


Tendance artistique qui cherche à développer ses effets en réduisant le plus possible l'expressivité. Dans cette perspective seule compte l'idée, ce qui fait de la neutralité le comble de la sophistication. Synonyme : art minimal, minimisme.

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mercredi 8 février 2006

Canonique


Se dit d'un texte, d'un art ou de points de droit conformes aux canons, c'est-à-dire aux règles de l'Église. Du grec kanôn, baguette droite, règle, modèle ; lui même emprunté à l'hébreu qaneh, roseau, baguette de jonc.

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jeudi 19 janvier 2006

Technique


Ensemble des procédés qu'on emploie, en fonction de connaissances spécifiques et de règles précises, lorsqu'on veut produire un résultat dans le domaine artistique, littéraire, scientifique, économique, artisanal ou industriel. Composante essentielle du savoir-faire, la technique est la condition nécessaire, mais non suffisante, de toute réalisation pratique, de toute activité qui prétend à la réussite. Elle libère l'Homme des contraintes de la nature, ce qui peut avoir des effets secondaires redoutables. Du grec tekhnê, savoir-faire dans un métier.

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