Le Garde-mots

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lundi 18 juin 2012

Montagnier et la mémoire biologique

Le professeur Luc Montagnier

@ le gardien

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vendredi 6 novembre 2009

Apoptose

Mort programmée des cellules. Tout au long de notre vie les cellules en état de vieillissement s'autodétruisent sous l'influence d'une programmation génétique. Il s’agit d’un phénomène naturel qui assure la qualité de nos tissus et donc de notre santé. Il commence dès le stade embryonnaire, au cours duquel la sculpture du vivant se fait par élimination de cellules, ce qui permet l’émergence de la forme des organes, le modelage du cerveau, par exemple. Par la suite, l’apoptose nous débarrasse des cellules vieillissantes. Dans le corps humain 100 milliards de cellules meurent  ainsi et renaissent chaque jour. À l’inverse, la perte de la capacité à s'autodétruire explique la prolifération sans fin de certaines cellules. C’est ainsi qu’on explique actuellement la survenue du cancer et des maladies de l’immunité. Du grec apo, au loin, et ptosis, chute. En grec ancien le mot apoptosis désignait la chute des feuilles des arbres en automne. Homère l’emploie dans ce sens.

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vendredi 14 août 2009

Protérandrie

Terme de biologie. Hermaphrodisme séquentiel au cours duquel un individu, mâle de naissance, se transforme en femelle. Du grec proteros, premier, et andros, mâle. Exemple : la  crépidule. Synonyme : protandrie.

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lundi 27 avril 2009

Panspermie

Théorie selon laquelle la vie, avant de migrer vers la planète Terre, serait née ailleurs dans l'Univers. Les « germes » venus d’autres planètes (acides aminés, spores ou bactéries), poussés par la pression de la lumière, auraient été apportés par les météorites. Cette vieille idée d’Anaxagore a été relancée en 1865  par Hermann Richter et popularisée par Hermann von Helmholtz (1878) et le physicien suédois Svante Arrhenius en 1903. Elle ne résout en rien la question des commencements de la vie : elle ne fait que la déplacer. Du grec panspermia, mélange de toutes sortes de semences, lui-même de pan, tout, et, sperma, semence, germe.

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lundi 9 février 2009

Transhumanisme

Utilisation de la science et de la technologie dans le but d'améliorer l’espèce humaine. Le terme est apparu pour la première fois sous la plume du biologiste Julian Huxley (frère de l'écrivain) en 1957. Il définissait l'être transhumain comme un « homme qui reste un homme, mais se transcende lui-même en déployant de nouveaux possibles ».

Œil animéŒil animé

Vers la fin du XXe siècle la doctrine a évolué vers des positions plus singulières. Le transhumanisme part du principe que l’humanité n’est pas encore parvenue à son plein développement et qu'elle peut atteindre des niveaux beaucoup plus élevés, aussi bien sur le plan physique que mental, grâce aux disciplines scientifiques les plus pointues : biotechnologies (génie génétique, cellules souches, clonage), nanotechnologies (ensemble des techniques  mises en œuvre à l'échelle du nanomètre et qui manient des nanoparticules) et nanosciences, informatique, robotique, technologies de l'information, sciences cognitives (sciences humaines qui étudient les processus d'acquisition du savoir), psychopharmacologie (étude de l'action des substances médicamenteuses sur les fonctions psychiques), cryonique (conservation d’un organisme en hyperfroid), intelligence artificielle, prothèses électroniques. On nous promet, grâce à elles, un « homme augmenté ». Pourtant cet être bionique, ce surhomme, ce cyborg, ce mutant a de quoi inquiéter, voire effrayer.

Synonymes et mots voisins : algénie (perfectionnement  biologique et technologique des organismes vivants), anthropotechnique (ensemble d'innovations technologiques permettant la modification du corps humain),  biopolitique (influence du pouvoir sur la vie des êtres humains), cyberculture (culture née de l'usage de l'informatique), cybernétique (science des procédures de commande des systèmes complexes autorégulés, qu'ils soient biologiques ou artificiels), cybionte (organisme constitué par les êtres humains, leurs machines, leurs ordinateurs et les réseaux qui les relient), déshumanisation, eugénisme (ensemble des méthodes qui cherchent à faire procréer des sujets sains), extropianisme (refus des limites de la nature humaine), futurologie (ensemble des études et recherches sur le futur de l'humanité), hyperempire (démocratie de marché allant jusqu’au commerce du temps et du corps), hypothèse Gaïa (théorie selon laquelle l'ensemble des êtres vivants  serait comme un vaste organisme capable de s'autoréguler), idéologie, immortalisme (principe selon lequel la mort peut être vaincue grâce à la technologie), impératif hédoniste (théorie pour laquelle le génie génétique et les nanotechnologies vont abolir la souffrance), ingénierie du Paradis (idéologie qui cherche à créer la félicité perpétuelle par des modifications du cerveau humain), mutant, nanorobot (robot de taille microscopique pouvant avoir des applications dans le domaine médical), néo-luddisme (opposition systématique au progrès), post-humanisme (philosophie qui annonce le dépassement de l'homme traditionnel), réincarnation artificielle (passage à une nouvelle vie sans mort réelle), science-fiction, scientisme, singularité technologique (principe selon lequel, à partir d'un point de son évolution technologique, la civilisation humaine sera dépassée par l’intelligence des machines), technogaïanisme (principe selon lequel les nouvelles technologies peuvent contribuer à la reconstitution d'un environnement défaillant), technophobie (peur des nouvelles technologies), technosciences (domaine d'activité qui exploite les ressources de la science et de la technique), utilitarisme (doctrine philosophique faisant de ce qui est utile à la vie ou au bonheur le principe de toutes les valeurs et de l'action).

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lundi 15 septembre 2008

Engramme

Trace biologique laissée dans le cerveau par une information. C’est, en quelque sorte le support physique de la mémoire, dont elle facilite l’actualisation. Elle joue un rôle dans le comportement, l’adaptation et la survie. Dans l’état actuel de la science, la nature et la localisation exactes de cette trace ne sont pas connues. Mot créé en 1904 par le zoologue Richard Semon (1859-1918). Synonymes : mnème, empreinte mnésique, trace mnésique, trace mnémonique. Du grec en, dans, et gramma, trait, trace.

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vendredi 9 mai 2008

Nycthémère

Cycle de 24 heures comportant l'alternance d'une nuit et d'un jour. Les anciens Grecs considéraient que le jour civil, qu'ils désignaient sous le nom de nukhthêmeron, allait d'un crépuscule à l'autre (alors que le nôtre commence à minuit), d'où l'étymologie : de nux, nuit et hêmera, jour.

En biologie on utilise ce terme comme unité de mesure pour évaluer certains rythmes, tels que ceux de la veille et du sommeil, des sécrétions hormonales, de la consommation d’oxygène, etc. il ne faut pas confondre le nycthémère avec le rythme circadien, qui, s’il est bien de vingt-quatre heures également, concerne les rythmes internes et non la luminosité et la température extérieures.

En astronomie on évite, grâce à "nycthémère", l'ambiguïté du mot "jour", lequel correspond aussi bien à une durée de 24 heures qu'à l'intervalle de temps qui sépare le lever du coucher du soleil.

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dimanche 10 février 2008

Totipotence

Capacité que possède une cellule de se différencier en diverses cellules spécialisées et de participer à la formation de n’importe quel tissu de l'organisme (musculaire, nerveux, sanguin, etc.), donc à former divers organes, voire des organismes complets. C'est le cas des cellules souches embryonnaires, c’est-à-dire des cellules indifférenciées prélevées sur l'embryon et qui peuvent se multiplier indéfiniment en laboratoire. Du latin totus, tout, et potentia, puissance.

À côté des cellules totipotentes on décrit les cellules souches :
- unipotentes, qui produisent une seule sorte de cellules différenciées ;
- multipotentes, qui produisent un nombre restreint de types cellulaires ;
- pluripotentes, pouvant donner presque tous les types cellulaires de l’organisme adulte, donc presque tous les organes, mais non un organisme entier.

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vendredi 4 mai 2007

Coalescence

Adhésion de deux éléments qui se trouvaient jusque là en contact tout en étant séparés. Du latin coalescere, s'unir, lui-même de co, avec, et alescere, se nourrir, d'où l'idée de grandir (cf. "adolescence"). Ce terme est utilisé dans de nombreuses disciplines :

    • Physique/Chimie. Au sein d'une substance colloïdale ou d'une émulsion, réunion de particules en suspension. Le terme s'applique par exemple aux gouttes d'huile dans l'eau lorsqu'elles se rejoignent, ou aux gouttelettes de mercure qui se rassemblent pour n'en faire qu'une seule lorsqu'elles viennent à se toucher.

    • Métallurgie. Concentration, par traitement thermique, des constituants structuraux d'un acier.

    • Biologie. Réunion de tissus voisins. Adhérence, et même soudure, de deux surfaces tissulaires en contact. C'est un processus normal lors de la formation des organes de l'embryon. On l'observe également dans la cicatrisation des plaies mais aussi, de façon pathologique, dans l'adhésion entre elles de certaines muqueuses.

    • Botanique. Soudure normale de deux organes végétaux de nature différente qui se sont développés au contact l'un de l'autre, par exemple un pétale et une étamine.

    • Linguistique. Fusion de deux phonèmes contigus en un seul. Exemple : la diphtongue au a donné o, comme dans le passage du latin aurum au français or.

Synonyme : conglutination (coalescence réalisée au moyen d'une substance visqueuse).

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vendredi 8 décembre 2006

Transistasie


Pouvoir ou tendance des systèmes complexes, et plus spécialement des systèmes vivants (biologiques, sociologiques, etc.), de se maintenir en état de fonctionnement grâce à une série de changements dynamiques. Du grec trans, au delà de, et stasis, arrêt. Antonyme : homéostasie.

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