Le Garde-mots

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

lundi 15 mars 2010

Caquetoire

Dessin d'Ydel

Merci au dessinateur Ydel pour cette caricature et son commentaire minimaliste.
Pour afficher l'ensemble de ses contributions mensuelles au Garde-mots cliquez sur l'image.

Lire la suite...

lundi 15 février 2010

Vertugadin

Aux XVIe et XVIIe siècles, pièce vestimentaire sous forme de bourrelet, que les femmes portaient autour des hanches pour mieux faire bouffer leur robe. Le mot s’employait par métonymie à propos de la robe elle-même. De l’espagnol vertugado, vocable dérivé de verdugo, baguette verte avec laquelle on faisait le vertugadin, lui-même de verde, vert.


Dessin d'Ydel

Merci au dessinateur Ydel pour cette caricature.
Pour afficher l'ensemble de ses contributions mensuelles au Garde-mots cliquez sur l'image.

vendredi 22 janvier 2010

Chalcographie

Château de Marly

Art de graver sur cuivre. Par métonymie on désigne sous le même vocable un lieu où l'on conserve des planches gravées selon ce procédé. Exemple : la Chalcographie du Louvre, à Paris, qui possède 13000 planches originales. Ce fonds national remonte à Colbert, qui le créa au nom de Louis XIV (1670). Par la suite les œuvres furent annexées par la Nation et présentées par la  Chalcographie nationale, officiellement créée en 1797. Du grec chalkos, cuivre et graphein, écrire. Synonymes  : calcographie, gravure en taille-douce.

Lire la suite...

lundi 18 janvier 2010

Godillot

Chaussure montante portée par les soldats depuis le Second Empire jusqu’à la Première Guerre mondiale. Du nom d'Alexis Godillot  (1816-1893), fournisseur de l'armée, qui créa ce soulier. Il s’agit donc une antonomase. En dehors de ce contexte le mot s'emploie familièrement pour désigner une grosse chaussure. Il qualifie également, par allusion à la discipline militaire, un parlementaire qui vote sans discuter ce qu’on lui propose.

Dessin d'Ydel

Merci au dessinateur Ydel pour cette caricature.
Pour afficher l'ensemble de ses contributions mensuelles au Garde-mots cliquez sur l'image.


Synonymes et mots voisins : après-ski,  babouche, ballerine, basket, bateau, botte, bottillon, bottine, brodequin, charentaise, chausson, chaussure, cothurne, croquenot, écrase-merde, escafignon, escarpin, espadrille, galoche, godasse, grolle,  mocassin, mule, pantoufle, péniche, pompe, poulaine, ribouis, richelieu, sabot, sandale, savate, socque, sorlot, soulier, spartiate, tatane, tennis.

lundi 14 décembre 2009

Colifichet

Dessin d'Ydel

Merci à Ydel pour son Ydélire original.
Pour afficher l'ensemble de ses contributions mensuelles au Garde-mots cliquez sur l'image.

Objet de fantaisie, sans grande valeur, inutile et plutôt de mauvais goût, utilisé pour la parure personnelle ou la décoration. Altération de coeffichier (XVe s.), lui-même dérivé de coiffe, désignant sans doute un accessoire de coiffure. Synonymes et mots voisins : affiquet, affûtiau, amusoire, babiole, bagatelle, bébelle (terme québécois), bibelot, bimbelot, bidule, breloque, bricole, brimborion, falbala, fanfiole, fanfreluche, freluche, frivolité, futilité, gadget, ornement futile, pernette, suivez-moi-jeune-homme, vistemboir.

vendredi 16 octobre 2009

Goguette

Dessin d'Ydel

Merci à Ydel pour son dessin original.
Pour afficher l'ensemble de ses contributions mensuelles au Garde-mots cliquez sur l'image.

Ce mot ne s’emploie que dans l’expression être en goguette, c’est-à-dire « être d’humeur à faire la fête, tout en étant légèrement ivre ». De l'ancien français gogue, réjouissance, bonne humeur. On employait également autrefois l’expression chanter goguette, injurier quelqu'un. Au début du XIXe siècle les goguettes étaient des sociétés chantantes qui se produisaient dans les cabarets. La locution adverbiale à gogo (abondamment) et le mot goguenard (qui se moque en plaisantant) ont la même origine. Ce mot fait également penser au fameux air de La Traviata de Giuseppe Verdi Libiamo ne'lieti calici, buvons dans de joyeux calices. Synonymes : agape, bamboche,  beuverie, bombance, bombe, bringue, débauche, fête, foire, godaille, gogaille, noce, ribote.

lundi 14 septembre 2009

Spigélie

La spigélie, ou brinvillière, est une plante originaire des Antilles et de l'Amérique du Sud. Ses fleurs sont rouges en dehors, blanchâtres en dedans. Leur odeur est fétide et a un pouvoir somnifère. Les médecins l’utilisaient autrefois pour tuer les vers, d’où son nom savant de Spigelia anthelminthica, mais la pratique a été abandonnée car la spigéline qu'elle contient a une action convulsivante. Le nom de spigélie rappelle le souvenir d'un vieux botaniste, né en 1578 à Bruxelles, Adrien van den Spieghel, dit Spigelius.

Dessin d'Ydel

Merci à Ydel pour son dessin original.
Pour afficher l'ensemble de ses contributions mensuelles au Garde-mots cliquez sur l'image.

Lire la suite...

vendredi 11 septembre 2009

La littérature en estampes

Dessin de Töpffer


« L'on peut écrire des histoires avec des chapitres, des lignes, des mots : c'est de la littérature proprement dite. L'on peut écrire des histoires, avec des successions de scènes représentées graphiquement : c'est de la littérature en estampes. »

Portrait de Töpffer
C'est ainsi que Rodolphe Töpffer (1799-1846), dessinateur, caricaturiste et écrivain suisse, décrit en 1845 l'art qu'il a inventé et que nous nommons aujourd'hui bande dessinée.  Il fut professeur de rhétorique, critique d'art, journaliste, directeur de pensionnat, membre du parlement du canton de Genève. Il est en outre l’auteur de romans, traités, récits de voyage et pièces de théâtre.

En 1827 il rédige à l’intention  de ses étudiants un album illustré, « Les Amours de monsieur Vieux-Bois ». Gœthe, qui a l'occasion de le feuilleter quelques années plus tard, est enthousiaste. L'ouvrage, publié en 1833, rencontre un succès immédiat. De nombreuses autres histoires en estampes, selon l'expression de l'époque, vont suivre. Töpffer est également le premier théoricien de la BD. Il écrit dans Essai de Physiognomonie (1845) : « Ce petit livre est d'une nature mixte. Il se compose d'une série de dessins autographiés au trait. Chacun de ces dessins est accompagné d'une ou deux lignes de texte. Les dessins, sans ce texte, n'auraient qu'une signification obscure ; le texte, sans les dessins, ne signifierait rien. Le tout ensemble forme une sorte de roman d'autant plus original, qu'il ne ressemble pas mieux à un roman qu'à autre chose ».

Lire la suite...

vendredi 17 juillet 2009

Messeoir

Ne pas être convenable.

Ce verbe, littéraire et vieilli, ne s'emploie qu'à la forme négative et à la 3e personne du présent, de l'imparfait, du futur de l'indicatif et du conditionnel présent. Exemple : "Un peu de jalousie, même injuste, ne messied pas à un amant" (Marivaux, Les fausses confidences). Étymologie : de seoir, être convenable, correct, normal, lui-même du latin sedere, être assis, siéger. S'écrit aussi messoir.

Dessin d'Ydel

Merci à Ydel pour son dessin original.
Pour afficher l'ensemble de ses contributions mensuelles au Garde-mots cliquez sur l'image.

vendredi 19 juin 2009

Cravate

Bande de tissu étroite et longue que l’on passe autour du cou sous le col de chemise, et que l’on noue par devant. Les deux pans verticaux pendent sur la poitrine pour servir d'ornement. Étymologie. Du mot croate Hrvat, en référence au foulard noué que portaient les cavaliers croates du régiment de mercenaires Royal-Cravate de Louis XIV. Synonymes et mots voisins : ascot, crémone (simple ruban de dentelle qu’on passait autour du cou à la fin du XVIIe siècle), cache-col, jabot, lavallière, rabat, régate (l'ancêtre de la cravate actuelle), steinkerque (terme apparu lors de la bataille des Flandres du même nom, cravate au nœud simple dont l'extrémité passait dans la sixième boutonnière de l'habit).

Dessin d'Ydel

Merci à Ydel pour son dessin original.
Pour afficher toutes ses contributions au Garde-mots cliquez sur l'image.

Lire la suite...

- page 1 de 5