Le Garde-mots

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vendredi 5 mars 2010

Apotropaïque

*

Se dit d'un objet, d'une formule, d’un rite servant à détourner le danger, à conjurer le sort, les mauvais esprits, les influences maléfiques. Du grec apotropein,  détourner.

Synonymes et mots voisins : amulette (terme générique applicable à tous les objets protecteurs qu'on porte sur soi), ange gardien, auxiliaire, brevet (recette magique pour guérir des maladies ou obtenir des faveurs extraordinaires), charme, conjuration,  conjuratoire, déprécatoire (qui conjure par la prière), doudou, favorable, fétiche (objet protecteur utilisé par les peuples premiers),  gri-gri (nom africain des objets protecteurs),  mascotte,  phylactère (amulette que l'on portait sur soi dans l'Antiquité gréco-romaine), porte-bonheur, protecteur, prophylactique (qui prévient une maladie), propitiatoire (se dit d’un objet qui a la vertu de rendre quelque chose favorable), providentiel, sauveur, sortilège,  talisman (se dit d’un objet porteur des signes destinés à protéger -  du grec telesma, objet consacré), totem (esprit protecteur vénéré par les peuples premiers),  tutélaire (qui protège contre l'adversité).

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lundi 1 février 2010

Hagiographie

Récit édifiant de la vie des saints. Ce genre littéraire s’attache à célébrer leurs vertus,  les miracles qu’ils ont accompli et leur martyre. Au figuré : biographie très élogieuse d'une personne, historiographie non critique. Du grec hagios, saint et graphein, écrire.  Synonymes et mots voisins : apologie (discours de défense d'une personne), biographie, célébration,  culte, dithyrambe, éloge, glorification, hagiologie (étude de la sainteté), historiographie, légende, louange, magnification,  martyrologe, ménologe, panégyrique, vie de saint.

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lundi 21 décembre 2009

Goliards

Étudiants  (« escoliers », « clercs ») itinérants, indisciplinés et provocateurs qui, au Moyen Âge, menaient une vie légère, affichaient une grande gaîté et un certain cynisme.  De l’ancien français goliart, glouton, débauché ; peut-être de gole ou goule,  gueule, lui-même du latin gula, de même signification ; autre hypothèse : du germanique gōljan, crier, chanter, divertir.

Les goliards étaient pauvres. Ils vivaient de mendicité et d'expédients. Ils disaient leurs poèmes (souvent improvisés et en latin) et chantaient leurs chansons grivoises dans les tavernes. Ils formaient un groupe social organisé, une sorte de confrérie. Ils aimaient la bonne chère et la boisson, et se donnaient eux-mêmes la tonsure.  Ils remettaient en cause l’ordre établi, la religion, et critiquaient le Pape. Ils se réclamaient d’un évêque renégat, Golias, qui vraisemblablement n’a pas existé. En tout cas il est inconnu des biographes.

Les goliards étaient répandus dans toute l’Europe. Dès le XIIe siècle ils inspirèrent une littérature légère et satirique. Les poèmes goliardiques, dont les auteurs sont restés pour la plupart anonymes, vantaient le vin, le jeu et les filles. Les noms de certains d'entre eux, cependant, sont parvenus jusqu'à nous, notamment ceux de Phillipe le Chancelier, Pierre de Blois, Gautier de Chatillon, l'Archipoète de Cologne, Hugues d'Orléans. Les goliards furent les précurseurs de Villon et Rabelais. L’esprit estudiantin, dont il reste encore des traces aujourd'hui, relève de leur tradition.

Leur débauche  était stigmatisée par l'Église, dont ils dénonçaient les abus, et qui finit par les condamner dans plusieurs conciles. En 1289, il fut interdit à tout membre du clergé d'être goliard. Au XIVe siècle, le terme perdit toute connotation cléricale pour devenir synonyme de jongleur ou de ménestrel.

Synonymes et mots voisins : bacchants, bouffons, clercs errants, goliardique, goliars, goualeurs, gouillafres, goulafres,  goulardise, gouliafres, gouliardeusement (à la façon des débauchés), gouliardie, gouliardise, gouliardois, gouliards, gouiliarets, gouliarder (manger avec gloutonnerie), gouliars, goulous, gueulardise, paillards, ribauds, ribote.

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vendredi 11 décembre 2009

Pinacothèque

Nom donné aux musées de peinture en Italie et en Allemagne. Du grec pinakothêkê, salle contenant une collection de tableaux. Terme repris de Vitruve par Louis Ier de Bavière au XIXe siècle. Synonymes et mots voisins : cabinet de peintures, cartothèque, cimaise (mur d'une salle d'exposition de tableaux),  cinémathèque, classothèque (lieu où l’on classe des documents), clichothèque (lieu où sont archivés les clichés), collection, dépôt, (lieu où l'on dépose une œuvre ou un document afin de les conserver), diathèque (lieu où l’on entrepose des diapositives),  exposition, expôt  (unité élémentaire mise en exposition dans un musée, quelle qu'en soit la forme), galerie (salle aménagée pour une exposition), glyptothèque (musée dédié aux pierres gravées, synonyme : dactyliothèque),  lithothèque (collection d'échantillons de roches) magnétothèque (lieu où l'on entrepose des bandes magnétiques), mappothèque (collection de cartes géographiques), musée, muséographie (description des musées et de leurs collections), muséologie (science de la conservation et de la présentation des œuvres d’art), muséum, (musée spécialisé dans les sciences de la nature) photothèque, sonothèque (lieu où l'on archive des enregistrements de bruits et d'effets sonores), vernissage (inauguration d'une exposition), vidéothèque.

Raphaël/Transfiguration
Raphaël. La Transfiguration.
Peinture à tempera sur bois (1518- 1520)

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lundi 12 octobre 2009

Pansophie

Connaissance universelle, omnisciente, qui élève la pensée vers le  divin en partant du monde concret. Étymologie : du grec pan, tout, et sophia, sagesse.

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lundi 27 juillet 2009

Encyclie

encyclie
Terme de physique. Nom donné aux cercles qui se forment à la surface de l'eau lorsqu'on y laisse tomber un corps. Du grec enkyklios, circulaire, lui-même de en, dans et kuklos, cercle.

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dimanche 19 juillet 2009

La vérité et son double

À fleur d'ombre
À fleur de lèvre
Témoin d'un monde sans escale
La vérité

*

Rien ne l'empêche de se dire
Mystérieuse en son royaume
D'être rêvée malgré les hommes
De se farder par habitude
De se vendre au plus aimant

*

La vérité
Ou sa contremarque
La religion ?

vendredi 10 juillet 2009

La visite de la dame en or

La Vierge de Fourvière est descendue parmi les lyonnais du 27 mai au 20 novembre 2008. Ils ont pu la contempler de près et, naturellement, la photographier. Cette statue de 5,60 m de hauteur, pesant près de 6 tonnes, a été déposée du clocher de la chapelle attenant à la basilique de Fourvière, d’où elle dominait la ville depuis 1852, et installée à l'aide d'une grue géante sur le parvis, cinquante mètres plus bas, dans une grande verrière. Elle est l’œuvre du sculpteur Joseph-Hugues Fabisch (1812-1886), professeur à l’École des Beaux-Arts de Lyon. Le clocher qui la soutient, exposé à tous les vents et orages, avait besoin de quelques travaux de réparation.

C’est à l’occasion de l’inauguration de cette statue, le 8 décembre 1852, qu’eurent lieu les premières illuminations de Lyon. Un orage extrêmement violent s'était abattu sur la ville et avait contraint les organisateurs à annuler la cérémonie. Des lyonnais prirent  alors l’initiative d’installer sur le rebord de leurs fenêtres de petites bougies allumées pour rendre, malgré tout, hommage à la Vierge. C'est ainsi que naquit la fête des lumières.

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vendredi 1 mai 2009

Hiérophanie

Manifestation du sacré, telle que l’Homme peut la vivre. Ce terme a été créé en 1949 par l'historien Mircea Eliade. Synonymes et mots voisins : angélophanie (apparition des anges), apparaissance (apparition, terme vieilli), apparition, avènement, épiphanie, manifestation,  théophanie (manifestation de Dieu), venue. Antonyme : ontophanie (apparition de l’être). Du grec hieros, sacré et phanios, qui apparaît.

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vendredi 24 avril 2009

Épiclèse

Dans la liturgie chrétienne, invocation de l'Esprit Saint au moment de l’eucharistie pour qu'il sanctifie le pain et le vin. Elle peut être également faite à l'intention de ceux qui reçoivent le baptême ou la confirmation, et à l'occasion d'une ordination. Du grec epiklêsis, invocation, lui-même de kaleo, j'appelle et epi, sûr. Nom féminin.

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