Grève
Par le gardien le lundi 21 novembre 2005, 00:02 - Actumots - Lien permanent
La place de l’Hôtel de ville, à Paris, occupe le site d'une plage de sable, donc d'une grève (du vieux mot d'origine gauloise grava, gravier) où l'on débarquait autrefois les marchandises arrivant par la Seine. Elle s'appelait d'ailleurs la place de Grève. C'est là que les ouvriers sans travail se rassemblaient au Moyen Age et qu'on venait éventuellement les embaucher pour leur faire décharger les bateaux. Jusque vers 1850 être en grève signifiait "être sans travail". C'est à cette époque que le mot à commencé à évoluer vers le sens de "refus volontaire de travailler".




Commentaires
imaginons que les nettoyeurs de plages, ceux qui font que les touristes ont l'impression que la mer est propre, se mettent en grève. Nous pourrions dire alors que les ouvriers de la grève sont en grève. Ce qui pour un esprit cartésien voudra dire que le travail a repris (c'est un peu compliqué mais complètement logique non ?)
Ceci me rappelle un autre mot régional en voie de disparition: Le molardier.
Les ouvriers agricoles venaient vendre leurs services place du Molard à Genève. Ils n'en trouvaient pas tous si bien que le mot a pris un sens un peu péjoratif de pauvre type, souvent alcolo qui erre dans la campagne.
Ce mot me rappelle des souvenirs et je suis content de le faire indexer sur ce site.
Fothp, tu n'as pas l'impression de grever lourdement mon capital intellectuel ?
Merci Joël. Ta contribution est désormais enregistrée dans Le garde-mots de A à Z.