Néoténie
Par le gardien le vendredi 6 octobre 2006, 00:00 - Singumots - Lien permanent
Un drôle de batracien
L'exemple le plus classique est celui d'un batracien primitif vivant au Mexique, proche de la salamandre, l'axolotl (Ambystoma mexicanum). Il peut exister sous deux aspects, aussi bien larvaire qu'adulte. Au cours de l'état larvaire, lié au ralentissement d'activité de sa glande thyroïde, un organe endommagé peut repousser, même le cerveau.
Littérature
L'axolotl a inspiré à Julio Cortázar l'une de ses plus belles nouvelles, peut-être son chef d'œuvre.
Axolotls
A la bibliothèque Sainte-Geneviève je consultai un dictionnaire et j'appris que les axolotls étaient les formes larvaires, pourvues de branchies, de batraciens du genre ambystome. Qu'ils étaient originaires du Mexique, je le savais déjà, rien qu'à voir leur petit visage aztèque. Je lus qu'on en avait trouvé des spécimens en Afrique capables de vivre hors de l'eau pendant les périodes de sécheresse et qui reprenaient leur vie normale à la saison des pluies. On donnait leur nom espagnol, ajolote, on signalait qu'ils étaient comestibles et qu'on utilisait leur huile (on ne l'utilise plus) comme l'huile de foie de morue.
Je ne voulus pas consulter d'ouvrages spécialisés mais je revins le jour suivant au jardin des Plantes. Je pris l'habitude d'y aller tous les matins, et parfois même matin et soir. Le gardien des aquariums souriait d'un air perplexe en prenant mon ticket. Je m'appuyais contre la barre de fer qui borde les aquariums et je regardais les axolotls. Il n'y avait rien d'étrange à cela ; dès le premier instant j'avais senti que quelque chose me liait à eux, quelque chose d'infiniment lointain et oublié qui cependant nous unissait encore. Il m'avait suffit de m'arrêter un matin devant cet aquarium où des bulles couraient dans l'eau. Les axolotls s'entassaient sur l'étroit et misérable (personne mieux que moi ne sait à quel point il est étroit et misérable) fond de pierre et de mousse. Il y en avait neuf, la plupart d'entre eux appuyaient leur tête contre la vitre et regardaient de leurs yeux d'or ceux qui s'approchaient. Troublé, presque honteux, je trouvais qu'il y avait de l'impudeur à se pencher sur ces formes silencieuses et immobiles entassées au fond de l'aquarium. Mentalement, j'en isolais un, un peu à l'écart sur la droite, pour mieux l'étudier. Je vis un petit corps rose, translucide (je pensai aux statuettes chinoises en verre laiteux), semblable à un petit lézard de quinze centimètres, terminé par une queue de poisson d'une extraordinaire délicatesse - c'est la partie la plus sensible de notre corps. Sur son dos, une nageoire transparente se rattachait à la queue ; mais ce furent les pattes qui me fascinèrent, des pattes d'une incroyable finesse, terminés par de tout petits doigts avec des ongles - absolument humains, sans pourtant avoir la forme de la main humaine - mais comment aurais-je pu ignorer qu'ils étaient humains ? C'est alors que je découvris leurs yeux, leur visage. Un visage inexpressif sans autre trait que les yeux, deux orifices comme des têtes d'épingles entièrement d'or transparent, sans aucune vie, mais qui regardaient et qui se laissaient pénétrer par mon regard qui passait à travers le point doré et se perdait dans un mystère diaphane. Un très mince halo noir entourait l'œil et l'inscrivait dans la chair rose, dans la pierre rose de la tête vaguement triangulaire, au contours courbes et irréguliers, qui la faisaient ressembler à une statue rongée par le temps. La bouche était dissimulée par le plan triangulaire de la tête et ce n'est que de profil que l'on s'apercevait qu'elle était très grande. Vue de face, c'était une fine rainure, comme une fissure dans de l'albâtre. De chaque côté de la tête, à la place des oreilles, se dressaient de très petites branchies rouges comme du corail, une excroissance végétale, les branchies, je suppose. C'était la seule chose qui eût l'air vivante dans ce corps. Toutes les vingt secondes elles se dressaient, toutes raides, puis s'abaissaient de nouveau. Parfois une patte bougeait, à peine, et je voyais les doigts minuscules se poser doucement sur la mousse. C'est que nous n'aimons pas beaucoup bouger, l'aquarium est si étroit ; si peu que nous remuons nous heurtons la tête ou la queue d'un autre ; il s'ensuit des difficultés, des disputes, de la fatigue. Le temps se sent moins si l'on reste immobile.
Ce fut leur immobilité qui me fit me pencher vers eux, fasciné, la première fois que je les vis. Il me sembla comprendre obscurément leur volonté secrète : abolir l'espace et le temps par une immobilité pleine d'indifférence. Par la suite, j'appris à mieux les comprendre, les branchies qui se contractent, les petites pattes fines qui tâtonnent sur les pierres, leurs fuites brusques (ils nagent par une simple ondulation du corps) me prouvèrent qu'ils étaient capables de s'évader de cette torpeur minérale où ils passaient des heures entières. Leurs yeux surtout m'obsédaient. A côté d'eux, dans les autres aquariums, des poissons me montraient la stupide simplicité de leurs beaux yeux semblables aux nôtres. Les yeux des axolotls me parlaient de la présence d'une vie différente, d'une autre façon de regarder. Je collais mon visage à la vitre (le gardien, inquiet, toussait de temps en temps) pour mieux voir les tout petits points dorés, cette ouverture sur le monde infiniment lent et éloigné des bêtes roses. Inutile de frapper du doigt contre la vitre, sous leur nez, jamais la moindre réaction. Les yeux d'or continuaient à brûler de leur douce et terrible lumière, continuaient à me regarder du fond d'un abîme insondable qui me donnait le vertige.
Et cependant les axolotls étaient proches de nous. Je le savais avant même de devenir un axolotl. Je le sus dès le jour où je m'approchai d'eux pour la première fois. Les traits anthropomorphiques d'un singe accusent la différence qu'il y a entre lui et nous, contrairement à ce que pensent la plupart des gens. L'absence totale de ressemblance entre un axolotl et un être humain me prouva que ma reconnaissance était valable, que je ne m'appuyais pas sur des analogies faciles. Il y avait bien les petites mains. Mais un lézard a les mêmes mains et ne ressemble en rien à l'homme. Je crois que tout venait de la tête des axolotls, de sa forme triangulaire rose et de ses petits yeux d'or. Cela regardait et savait. Cela réclamait. Les axolotls n'étaient pas des animaux.
De là à tomber dans la mythologie, il n'y avait qu'un pas, facile à franchir, presque inévitable. Je finis par voir dans les axolotls une métamorphose qui n'arrivait pas à renoncer tout à fait à une mystérieuse humanité. Je les imaginais conscients, esclaves de leur corps, condamnés indéfiniment à un silence abyssal, à une méditation désespérée. Leur regard aveugle, le petit disque d'or inexpressif - et cependant terriblement lucide - me pénétrait comme un message : " Sauve-nous, sauve-nous. " Je me surprenais en train de murmurer des paroles de consolation, de transmettre des espoirs puérils. Ils continuaient à me regarder, immobiles. Soudain les petites branchies roses se dressaient sur leur tête, et je sentais à ce moment-là comme une douleur sourde. Ils me voyaient peut-être, ils captaient mes efforts pour pénétrer dans l'impénétrable de leur vie. Ce n'étaient pas des êtres humains mais jamais je ne m'étais senti un rapport aussi étroit entre des animaux et moi. Les axolotls étaient comme témoins de quelque chose et parfois ils devenaient de terribles juges. Je me trouvais ignoble devant eux, il y avait dans ces yeux transparents une si effrayante pureté. C'était des larves, mais larve veut dire masque et aussi fantôme. Derrière ces visages aztèques, inexpressifs, et cependant d'une cruauté implacable, quelle image attendait son heure ?
Ils me faisaient peur. Je crois que sans la présence du gardien et des autres visiteurs je n'aurais jamais osé rester devant eux. " Vous les mangez des yeux ", me disait le gardien en riant, et il devait penser que je n'étais pas tout à fait normal. Il ne se rendait pas compte que c'était eux qui me dévoraient lentement des yeux, en un cannibalisme d'or. Loin d'eux je ne pouvais penser à autre chose, comme s'ils m'influençaient à distance. Je finis par y aller tous les jours et la nuit je les imaginais immobiles dans l'obscurité, avançant lentement une petite patte qui rencontrait soudain celle d'un autre. Leurs yeux voyaient peut-être la nuit et le jour pour eux n'avait pas de fin. Les yeux des axolotls n'ont pas de paupières.
Maintenant je sais qu'il n'y a rien eu d'étrange dans tout cela, que cela devait arriver. Ils me reconnaissaient un peu plus chaque matin quand je me penchais vers l'aquarium. Ils souffraient. Chaque fibre de mon corps enregistrait cette souffrance bâillonnée, cette torture rigide au fond de l'eau. Ils épiaient quelque chose, un lointain royaume aboli, un temps de liberté où le monde avait appartenu aux axolotls. Une expression aussi terrible qui arrivait à vaincre l'impassibilité forcée de ces visages de pierre contenait sûrement un message de douleur, la preuve de cette condamnation éternelle, de cet enfer liquide qu'ils enduraient. En vain essayai-je de me persuader que c'était ma propre sensibilité qui projetait sur les axolotls une conscience qu'ils n'avaient pas. Eux et moi nous savions. C'est pour cela que ce qui arriva n'est pas étrange. Je collais mon visage à la vitre de l'aquarium, mes yeux essayèrent une fois de plus de percer le mystère de ces yeux d'or sans iris et sans pupille. Je voyais de très près la tête d'un axolotl immobile contre la vitre. Puis mon visage s'éloigna et je compris. Une seule chose était étrange : continuer à penser comme avant, savoir. Quand j'en pris conscience, je ressentis l'horreur de celui qui s'éveille enterré vivant. Au-dehors, mon visage s'approchait à nouveau de la vitre, je voyais ma bouche aux lèvres serrées par l'effort que je faisais pour comprendre les axolotls. J'étais un axolotl et je venais de savoir en un éclair qu'aucune communication n'était possible. Il était hors de l'aquarium, sa pensée était une pensée hors de l'aquarium. Tout en le connaissant, tout en étant lui-même, j'étais un axolotl et j'étais dans mon monde. L'horreur venait de ce que - je le sus instantanément - je me croyais prisonnier dans le corps d'un axolotl, transféré en lui avec ma pensée d'homme, enterré vivant dans un axolotl, condamné à me mouvoir en toute lucidité parmi des créatures insensibles. Mais cette impression ne dura pas, une patte vint effleurer mon visage et en me tournant un peu je vis un axolotl à côté de moi qui me regardait et je compris que lui aussi savait, sans communication possible mais si clairement. Ou bien j'étais encore en l'homme, ou bien nous pensions comme des êtres humains, incapables de nous exprimer, limités à l'éclat doré de nos yeux qui regardaient ce visage d'homme collé à la vitre.
Il revint encore plusieurs fois mais il vient moins souvent à présent. Des semaines se passent sans qu'on le voie. Il est venu hier, il m'a regardé longuement et puis il est parti brusquement. Il me semble que ce n'est plus à nous qu'il s'intéresse, qu'il obéit plutôt à une habitude. Comme penser est la seule chose que je puisse faire, je pense beaucoup à lui. Pendant un certain temps nous avons continué d'être en communication lui et moi, et il se sentait plus que jamais lié au mystère qui l'obsédait. Mais les ponts sont coupés à présent, car ce qui était son obsession est devenu un axolotl, étranger à sa vie d'homme. Je crois qu'au début je pouvais encore revenir en lui, dans une certaine mesure - ah ! seulement dans une certaine mesure - et maintenir éveillé son désir de mieux nous connaître. Maintenant je suis définitivement un axolotl et si je pense comme un être humain c'est tout simplement parce que les axolotls pensent comme les humains sous leur masque de pierre rose. Il me semble que j'étais arrivé à lui communiquer cette vérité, les premiers jours, lorsque j'étais encore en lui. Et dans cette solitude finale vers laquelle il ne revient déjà plus, cela me console de penser qu'il va peut-être écrire quelque chose sur nous ; il croira qu'il invente un conte et il écrira tout cela sur les axolotls.
Julio Cortazar. Les armes secrètes. Gallimard, 1959.




Commentaires
J'adooore cette histoire (le recueil n'est pas mal non plus d'ailleurs !). De quel côté du bocal nous trouvons-nous, à ton avis, Gardien ? Décidément, derrière ton écran, tes évocations on vraiment un fumet de Prisonnier (cf. la fameuse série dont il fut question en ta sphère il y a de cela quelques mois). Syndrome du Big Brother ?
Je ressens exactement les mêmes sensations que Julio Cortázar (Serait-ce un espagnol ?.-)) lorsque j'observe des singes. Je resterais des heures en contaplation devant cet animal mi humain. Je n'ai jamais vu d'axolotl. Quant à l'utilisation du mot néoténie dans la vie courante, pfff pas facile ;-)
Non seulement l'histoire est belle, mais également la technique d'écriture qui nous permet d'y croire. Hi3, à quel Prisonnier fais-tu allusion ?
Superbe nouvelle, merci! Cela m'a fait penser à une autre nouvelle assez horrible, dont je ne connais ni le titre ni l'auteur, qui raconte l'histoire d'un homme dont la femme concerve le cerveau en état de marche sur sa cheminée et bien sûr il y avait dans ce couple des années de conflit et de torture morale. Epouvantable!
J'ai trouvé cette phrase qq part que je livre à votre réflexion :
"Parmi les hétérochronies, on voit donc que la néoténie n'est qu'un cas particulier d'hypomorphie."
Ben voyons ...
Il y a une vingtaine d'années j'ai lu une nouvelle dans un journal mais je ne me souviens plus dans lequel, ni le nom de l'auteur. Si ça dit quelque chose à quelqu'un, je suis preneur. Au cours d'un naufrage un couple se jette à l'eau. Ils ne sont pas très loin du rivage. Ils se mettent donc à nager désespérément. Le mari en profite pour parler de leur vie passée. Il raconte à sa femme comment il l'a trompée. Elle s'énerve, et plus elle s'énerve plus elle nage. Quand ils sont sur la terre ferme on apprend que ce n'est pas vrai. Il a dit ça pour lui sauver la vie.
Très beau ce billet, et je me dis que nous avons tout "intérêt" à garder une part de pédogénie" en nous. Ce doit être le geste qui sauve.
De génie d'accord, mais de pédo ?
Oui, nous y allons bien souvent plus avec la tête et avec les mains(l'outil, la manufacture des idées en mettre en oeuvre) qu'avec ses deux pieds ! ;) Sinon, être génie, c'est plutôt le pied tout de même.
Sauf que "pédie" vient du grec païdos, enfant et non podos, pied ...
Zut ! Je m'en suis rendue compte après coup ! Heureusement tu corriges mes erreurs ! Alors je garde ma part d'enfant (de pédo) et toi, ta part de génie. ;)
J'ai une idée de génie qui va me sortir de cette impair et passe par un mot d'esprit...Je m'y suis prise vraiment comme un pied !
Un bipède aurait donc deux enfants et un pédiluve serait une machine à laver les enfants. Un gastéropède, un ogre.
Pour une pédale il y a bien sûr le choix.
Joël, j'apprécie. Tu es égal à toi même.
Cher Gardien,
Tu devrais considérer donner des leçons, ou tout au moins, des tuyaux d'étymologie. Confondre "pais - paidos" (enfant), avec "pous - podos" (pied) est vraiment grave.
Christine: Julio Cortazar était Argentin.
Ah ben j'étais pas loin, il causait espagnol. Merci Dino ;-)
Les constructeurs de jouets devraient fabriquer des peluches en forme d'Axolotls pour cet hiver...c'est trop mimi, même le nom est drôle.
Quand la tête se met à gonfler, c'est grave docteur ? Pourtant les chevilles paraissent intactes. Peut-on parler de pédoclimax ?
Deux singes discutent le coup lorsqu'ils voient passer un homme nu... "tiens regarde le celui-là, il est atteint de néoténie" ;-)
Huhu, ça me rappelle une autre blague avec un sanglier qui croise un cochon...
... mais la chute dépasse les limites de la bienséance :)
par Joël
"Cela m'a fait penser à une autre nouvelle assez horrible, dont je ne connais ni le titre ni l'auteur, qui raconte l'histoire d'un homme dont la femme concerve le cerveau en état de marche sur sa cheminée et bien sûr il y avait dans ce couple des années de conflit et de torture morale. Epouvantable!"
Il pourrait s'agir d'une nouvelle de Roald Dahl - quelle plume !
Je connaissais cette histoire ( et cet auteur) mais j'eu beaucoup de plaisir à relire .
La première fois que je l'ai lu , je me suis demandé si certains auteurs ou cinéastes ne s'étaient pas inspiré de ces petits êtres pour "fabriquer" les extraterrestres ou les aliens .
Je suis de ton avis.
Celui-là ne dous dépasse pas d'une courte tête ! Quoique... en réfléchissant sur cette fiction d'E.T...Il était bien plus intelligent que les humains pour avoir su arriver jusqu'à eux et réussir à établir une communication. J'ai adoré ce film, j'avais 10 ou plus quand il est sorti en salle. Beau souvenir que cette fabuleuse histoire d'êtres exeptionnels. ;)
hi3,
Merci, je vais chercher.
Ce voyage (cette transmutation) dans la pensée de deux êtres est vraiment impressionnant. Et la photo de l'axoloti en serait presque superflue tant la description est excellente.
"Les armes secrètes" de Cortazar, à lire et relire, dans la trace de Borges.
Fabuleuse nouvelle. J'ai eu l'impression de passer de l'autre côté du miroir... la technique de l'écriture est (sur)prenante!
L'écriture est "magique", elle a le pouvoir de transformer non seulement les idées, créer des images et de nous transporter dans un autre espace temps. Etre ici et là-bas, être ailleurs comme dans un endroit indéfinissable, le lecteur a quitter les lieux, il se retrouve dans un ou plusieurs états d'esprit.
Il y a "Les Histoires noires et fantastiques" de Jean Ray qui jouent un peu aussi avec cette sorte de déplacement, cette confusion entre fiction, fantasme, réalité, projection, imaginaire, phobie... Cela fait partie des recueils de nouvelles (et des histoires) que j'évoque toujours avec le même plaisir et qui provoquent encore, des années après, ce petit pétillement de l'esprit que suscitent les lectures vraiment importantes d'une vie. Enfin, je dis ça pour moi, déjà, hein.
Roald Dahl, que cite Joël, est l'auteur du livre "Charlie et la chocolaterie", dont on a tiré deux films. C'est le second qu'il faut voir, celui où joue Johnny Depp.
Il faut, il faut, comme tu y vas, Garde ! Il paraît que le film de Mel Stuart de 1971 est bien aussi.
Je dirais, "il faut" lire le livre ! En tout cas, la littérature est à l'affiche ces temps-ci. "Il faut" aussi lire "Le Parfum" de Süskind ! Je n'ai pas encore vu le film mais avec Süskind jetant un oeil sur les opérations, ça peut être pas mal du tout (d'autant que l'acteur retenu pour jouer le héros meurtrier a étonnamment la tête qui va bien avec le personnage, selon mon imaginaire personnel en tout cas).
Quand j'écris : "C'est le second qu'il faut voir, celui où joue Johnny Depp", je ne sous-entend pas qu'il s'agit d'un film incontournable. En fait je n'ai pas fini ma phrase : c'est le film qu'il faut voir si l'on veut voir "Charlie et la chocolaterie". Celui que tu cites est passé à la télévision il y a environ trois semaines et c'était nul, nunuche, et non avenu. Celui où joue Johnny Depp est bien joué et plein d'effet spéciaux plus qu'amusants. Quand je l'ai vu j'avais été désigné par la famille pour emmener les petits enfants au cinéma : les trois miens et cinq autres de la famille, un peu plus éloignés. Tout le monde m'appelle "Grand-père Alain", c'est pas formidable ça ? J'ai vu ce film à travers leurs yeux et je n'ai pas été déçu.
Quant au "Parfum", attention chef-d'œuvre, au même titre que "La contrebasse" et "Le pigeon", tous de Patrick Süskind. Du coup je n'irai pas voir "Le parfum" que s'il y a des foules hurlant de joie à la sortie.
Bonsoir,
axolotl, rencontré à de nombreuses reprises dans mes études supérieures, m'a toujours posé un véritable problème de prononciation!:) il n'en demeure pas moins que c'est un animal vraiment fascinant!
merci de ta visite du côté du temps de pause et de ton commentaire!
bon we!
Sylvain
je viens de lire Switch Bitch de Roald Dahl, en anglais (Oncle Oswald en français) et la dernière des nouvelles de ce volume est l'histoire du Parfum de Patrick Suskind en abrégé. Grande surprise car je m'étais toujours demandé où Patrick Suskind avait trouvé ce scenario génial.
Il a vraiment travaillé dur pour en faire un roman exceptionnel même si l'idée première doit revenir à Roald Dahl.
Pour mémoire Roald Dahl est l'auteur du roman pour enfant Charlie et la chocolaterie. Quant à Mon Oncle Oswald, je ne connaissais pas. Par ailleurs on ne peut rien reprocher à Süsskind, les histoires appartiennent à tout le monde. La Fontaine n'a-t-il pas été chercher son inspiration chez Ésope ? Corneille n'a-t-il pas pris l'idée du Cid chez Guillen de Castro ?
>…les histoires appartiennent à tout le monde…
Cela me rappelle qu'adolescent j'avais eu une bonne idée de roman: un homme qui possédait un portrait de lui qui vieillissait physiquement à sa place… jusqu'à ce que je découvre le Portrait de Dorian Gray !
(Je n'aurais probablement pas fait mieux !!!)
je n'arrive pas à comprendre la chute de cette nouvelle aidez moi,laissez moi un message a *** mais sinon l'histoire est bien.
Veera. Vous me demandez de commenter la chute de cette nouvelle. Désolé je ne laisse pas de message sur les blogs où il faut donner un mot de passe, donc s'inscrire chez le fournisseur d'accès pour en avoir un. Le narrateur est passé de l'autre côté de la paroi de l'aquarium. Il est devenu un axolotl.