Les Solides de Platon

Les Grecs décrivaient cinq polyèdres (solides délimités par des faces polygonales) réguliers et convexes :

• le tétraèdre : polyèdre à quatre faces triangulaires (avec 4 sommets et 6 arêtes) ;
• le cube (ou hexaèdre) : 6 faces carrées, 8 sommets, 12 arêtes ;
• l’octaèdre : 8 faces triangulaires, 6 sommets, 12 arêtes ;
• le dodécaèdre : 12 faces pentagonales, 20 sommets, 30 arêtes ;
icosaèdre : 20 faces triangulaires, 12 sommets, 32 arêtes.

Ces cinq polyèdres ont, de tout temps, fasciné les mathématiciens. On les appelle "les solides de Platon" en l'honneur du philosophe (427 - 348 av. J.-C.) qui en parle dans son Timée (vers 360 avant J.-C.). Dans ce dialogue, il propose un système cohérent d'explication du monde à l'aide des mathématiques. Partant du principe que tout ce qui existe est harmonieux et en équilibre, il affirme que l'Univers a été créé par le Démiurge à partir de l'âme du monde, à l'aide de quatre corps de base : la Terre, le Feu, l'Air et l'Eau. A ces quatre éléments il fait correspondre des formes parfaites : le tétraèdre (associé au feu), le cube (à la terre), l'octaèdre (à l'air) et l'icosaèdre (à l'eau). Il ne cite pas le dodécaèdre.

Autres mots en icos

• Icosandre. Se dit d'une plante qui a vingt étamines, ou plus, insérées sur le calice. Synonyme : icosandrique.
• Icosandrie : dans le système de Linné, se dit de la classe des plantes icosandres.
• Icosidodécaèdre : polyèdre constitué de 20 faces triangulaires et de 12 faces pentagonales.
• Icosigone : se dit d'un polygone qui a vingt angles.
• Icositétraèdre : polyèdre à 24 faces.

[pour vaneshka]