Chienlit
Par le gardien le vendredi 2 juillet 2010, 00:00 - Singumots - Lien permanent
Synonymes et mots voisins : agitation, anarchie, billebaude, bouleversement, branle-bas, carnaval, chambard, chambardement, chaos, charivari, déguisement, désordre, désunion, embrouillement, encouble (helvétisme qui désigne ce qui gêne, ce qui encombre), mascarade, pagaille, perturbation, pillage, ramdam, révolution, sac, saccage, tintamarre, tohu-bohu, trouble.
La première apparition littéraire remonte à Rabelais (Gargantua, XXV) : « Les fouaciers ne condescendirent nullement à satisfaire leur demande [les bergers voulaient acheter quelques fouaces] et, ce qui est pire, les insultèrent gravement en les traitant de trop babillards, de brèche-dents, de jolis rouquins, de mauvais plaisants, de chie-en-lit, de croquants, de faux-jetons, de fainéants, de goinfres, de gueulards, de vantards, de vauriens, de rustres, de casse-pieds, de pique-assiette, de matamores, de fines braguettes, de mordants, de tire-flemme, de malotrus, de lourdauds, de nigauds, de marauds, de corniauds, de farceurs, de claque-dents, de bouviers d'étrons, de bergers de merde, et autres épithètes diffamatoires de même farine. Ils ajoutèrent qu'ils n'étaient pas dignes de manger de ces belles fouaces et qu'ils devraient se contenter de gros pain bis et de tourte. »
Parmi les autres utilisateurs de ce mot : Balzac, Cendrars, Giono, les Goncourt, Hugo, Huysmans, Henry de Montherlant, Zola.
Le 19 mai 1968, Charles de Gaulle, président de la République française, déclare, à propos des mouvements de révolte spontanée qui se produisent dans les rues des principales villes de France : « La réforme, oui. La chienlit, non ! » À la suite de la réunion ministérielle où le général a laché ce mot Georges Pompidou, alors Premier ministre, en informe la presse sur le parvis de l’Élysée. Une affiche de l’époque montre la silhouette caractéristique du général, avec ce commentaire : La chienlit, c'est lui !
[Retrouvez sur le Garde-mots une répartie inédite du général.]




Commentaires
Des " chie en lit", dans ma clientèle...Pour moi,infirmière, mais bien sur, je suis atypique, et ne le renie pas dans les blogs, puisque je passe mes soirées à essayer de donner un autre regard de la vie.Si, je crains un peu, c'est uniquement pour ma réputation professionnelle.Encore,que c'est parce que le monde est obtus.Vaille que vaille.A la fin de nos vies, nous le serons peut-^tre,parce que le corps se perd,au profit de son opération;un filtrage spirituel dans la matière.Un bilan de vie,qui retourne en poussière, pour la préparation dans le néant du tout dedemain.
Pas très gentil, ces premiers mots pour des malades qui préféreraient certainement ne pas être là... Que de pessimisme pour commenter un blog qui se veut non seulement plein d'infos mais aussi un peu blagueur!
Je suis très gentille avec mes malades,d'ailleurs vous pouvez le leur demander,j'ai eu assez de problèmes de non conscience de mes paroles pour être maintenant vigilante.Nous serons peut-être des " chie en lit", vous et moi,je n'emploierai pas ce cru langage devant un malade, à moins d'avoir la certitude de ne pas le blesser,et j'en connais un, particulièrement que ça ne gène absolument pas; nous avons des conversations ouvertes sur la vérité. Mon passé d'inconsciente, me laisse plus verte que délicate, par préférence,par lucidité.
La vie ne fait pas de manière avec nous, je ne vois pas l'intérêt d'en faire avec elle, mon quotidien fait de moi, une battante réaliste. Désolée de vous choquer,c'est sans doute, parce que je le fus un jour.