Nitescence
Par le gardien le lundi 23 mai 2005, 00:07 - Singumots - Lien permanent
Lueur, éclat, luminosité.
Ce mot, proposé par Do Gee, entrouvre pour nous le paradigme de la lumière, où d'autres joyaux nous attendent: coruscation (éclat lumineux vif et passager), diaphane (qui se laisse traverser par les rayons lumineux), noctiluque (qui émet dans l'obscurité une lueur phosphorescente).



Commentaires
Sans vouloir lacaniser, je n'aime pas ce mot.
On y entend "nie tes sens".
Pur Lacan en effet. Traduit comme tu le fais, il y a de quoi se demander si on existe...
Nitescence apparaît dans le roman très noir de Maxime Chattam " In tenebris":- la nitescence ambrée des bougies ....
Autre mot rare dans ce roman: "aporie": - elle avait trouvé son aporie personelle.
Merci Foudi, je viens sur ce site pour la première fois pour y comprendre exactement le terme de "Nitescence" lu pas plus tard qu'hier soir dans le livre de Maxime Chattam...et en râlant parce qu'un autre mot m'était inconnu et que je ne m'en souvenais pas ...et il s'agit d'"aporie" ;o)
Demandez aporie et vous serez servi.
Je vous laisse apprécier toute la beauté de cet extrait:
"Ca et là,les rocs escarpés brillaient de l'éclat sanglant du cinabre; les arêtes de l'orpin jaune piquetaient de nitescences blêmes les pentes sombres des cimes, qui, sous les milles feux des paillettes de mica, s'animaient comme les flancs scameux d'un dragon..."
extraitde TCHOUANG TSEU de jean Levi chez pygmalion
page 79 chapitre " l enfer du politique "
Merci. J'apprécie ce style coruscant.
On le retrouve également dans Nabokov, lorsque Humbert Humbert qualifie Lolita de "nitescente nymphe".
J'entends la meme chose que Dandylan,mais la résonnance est douce,elle ne fait penser à "opalescence et evanescence".De plus,nier,c'est admettre l'existence de,non?
Il vaut mieux être nié (niais ?) qu'ignoré.
"Nitescence" réapparaît dans La Théorie Gaïa de Maxime Chattam
Merci de rappeler ce livre.
Ce mot "Nitescence" apparaît en effet aussi dans l'œuvre magnifique de Nabokov, Lolita.
"Elle restait debout tout près de moi et se regardait toute contente d'elle, plutôt agréablement surprise de voir à quoi elle ressemblait, emplissant de sa propre nitescence rosée le miroir surpris et ravi de la porte du placard."
Je me permets de réécrire l'extrait dans lequel il me semble avoir noté ce mot qui, il y a peu n'avait aucun sens pour moi. D'ailleurs, Lolita, l'œuvre de Nabokov, est un véritable trésor cachant mille et un mots au sens les plus étranges.