Lieu symbolique où l'on range les mots afin de leur conserver leur fraîcheur.
Le mot composé "garde-mots" existait bien
avant qu'il ne vienne à l'esprit du gardien. Il figure dans le journal d'Edmond
de Goncourt (tome IX, page 17) à propos d'
Alfred
Stevens (1823-1906). Ce peintre belge, très célèbre en son temps et dont
l'œuvre de facture classique a été oubliée au profit de celle de ses
contemporains
impressionnistes,
mérite d'être redécouvert. Edmond de Goncourt écrit : "Conversation avec Alfred
Stevens, qui est un vrai magasin d'anecdotes, et ce qui est mieux, un
extraordinaire
garde-mots de toutes les phrases typiques des peintres
de sa connaissance, dans le passé et dans le présent, - des phrases qui
définissent mieux que vingt pages de critique, un moral, un caractère, un
talent "(17 mars 1892). Le propos de Goncourt est, comme à son habitude, un
ragot littéraire,
historique ou culturel tombé de la bouche de son interlocuteur. J'ai
personnellement l'intention d'employer le mot dans un sens plus
universel...
Commentaires
La gare de Meaux existe aussi depuis longtemps...
Un garde-mots, ça se commande par correspondance? Y a-t-il un catalogue?
De retour après trois jours sans accès à Internet je réponds collectivement:
- Dandylan, la gare de Meaux est en place depuis le 11 avril. Merci pour les néomots.
- Nephtys, le catablogue du Garde-mots se commande d'un clic. Voir dans la colonne de droite "Le Garde-mots de A à Z".
garde-maux : boîte de Pandore
Gardien pourrais-tu me dire le sens EXACT de paradigme (il faut peut-être un "y" ?) ? Merci
helloh ! dece, t'es en arrêt maladie ou quoi ? t'as pas fini de t'épancher avec ta loghorrée claviériste. un conseil: tu déposes un accent sur les "e" de ton pseudo, tu rajoutes "dé" en fin de pseudo et le tour est joué...
C'est vrai, dece, tu as déjà posté ici ce matin sur le même sujet.
Dece, pour "paradigme", il te suffit de regarder ici. La définition est déjà dans le Garde-mots.
je ne savais pas que Margueritte buvait...
c'est une vraie titi de Ménilmontant...
Bonjour monsieur le gardien des mots.
Depuis bientôt un an, je viens vous rendre visite et je m'instruis beaucoup... mais pour l'instant c'est mon premier commentaire. Je ne sais pas sous quel article le poster, donc je le poste à "abécédaire". En fait j'aimerais beaucoup connaître votre définition du mot "Sympathisant" ???
Bonjour. C'est la même que celle qui figure sur votre blog : "Qui sympathise avec, a les mêmes goûts. Qui, sans appartenir à un parti, en adopte les vues, approuve l'essentiel de sa politique." On peut aller un tout petit peu plus loin en donnant pour synonyme "compagnon de route".
J'apprécie énormément l'idée et le concept de votre blog, merci.Faites-vous parvenir une newsletter? Des informations?
Une très belle journée à vous,
Ermione
Merci Ermione (sans H..., le H n'est pas bon pour la santé). Non je ne fais pas de "Newsletter" mais en cliquant sur "Au fil des mots/Fil des billets" (en bas et à droite) vous pouvez recevoir automatiquement chacun de mes billets dans votre logiciel de mail ou dans un logiciel dédié. Si ce langage ne vous parle pas, dites-le moi je vous guiderai.
j'ai découvert ce site qui me parle beaucoup, je suis fan des mots... la lecture est vraiment un échapatoir... je veux en savoir tjours plus
a bientot sachez que je vous consulte dès que possible
sony
bonjour,
cela fait un moment que je cherche la signification du terme "noeud-volant",(préface de boris vian)
La définition n'est ni sur mon dictionnaire ni sur internet,bien que des personnes l'utilisent comme pseudonyme .
est ce qu'il y a vraiment une réponse ?
Bonne continuation
zorobabel
Préface de quel livre ? Je ne connais pas cette référence. Tu devrais poser ta question sur le site officiel de Boris Vian. Peut-être sers-tu ensuite seras-tu d'accord pour revenir ici poser la réponse.
Je realise que je ne suis pas la seule a reserver un abri aux mots. Les mots, c'est une chanson douce. Ils nous chantent et nous enchantent. Ravie de votre blog.
Cathy
Bonjour et bienvenue. L'adresse de votre blog n'est pas bonne. Je n'ai pas pu vous rendre votre visite. Dommage.
Wikipedida connaît le mot nemesis.
Bonjour à toutes et tous.
Vous serait-il agréable de résoudre une grande énigme étymologique ?
"Le tout de mon cru" évidemment avec dépôt légal (copie soumise à droits d'auteur).
Synopsis: Ayant mal à la tête, je me rends chez le pharmacien... Des rencontres inopportunes me guètent au bar du coin.
Sauriez-vous par exemple "traduire" ce premier extrait facile:
"Ce matin là, valétudinaire autant qu’égrotant (mais dieu merci pas encore cacochyme), je subodorais l’idiosyncrasie prodromique d’une épiphytie disséminante. Craignant -en guise de conseil- salmigondis et billevesées habituellement psalmodiés dans cette bauge de pleutres anthropopitèques qu’est l’Épinoche, je recourus aux mesures prophylactiques idoines, en diurne quête de pharmacopée curative, d’après un habile délinéament schématique du Professeur Shérif, dont le météorisme endémique emboucane parfois l’estaminet de subreptices et non moins interlopes effluves scato-cloaquesques.
Une légitime acrimonie m’envahît alors devant le gnosticique apothicaire, lequel, prescrivant pour tout onguent thérapeutique quelques tablettes d’acide acétylsalicylique, m’enjoignit, goguenard, la pratique d’improbables immersions probatiques en pédiluve durant mes ablutions matutinales..."
(Bon courage à toutes et tous !)
Jean-Pierre CARLES.
Résumé : vous avez pris de l'aspirine pour votre céphalée.
Très amusant. Merci.
Pas d’acide acétylsalicylique, mais en bon dictionnaire (Le Petit Robert)!
Je suis ravi que ce 1er extrait vous ait amusé(e).
Le second (plus difficile) vous plaira-t-il ?
"Esbaudi par l’intrication de sa superfétatoire diatribe, et ne frisant point encore l’éclampsie, je brisai-là devant l’adiabatique écornifleur et consultai dare-dare pour mon confiteor le Président apocryphe, dont la maïeutique, toute empreinte d’oxyton, confine souvent au contre-ut de moudjahiddin hongré. Hélas, la papelardise rémittente du cuistre sénéchal n’égalant que son impéritie crasse en splanchnologie, son catilinaire tourna vite en logomachie. Je fuis devant la verbigération du vergobret et tournai mon lamento vers l’estorboyeur notoire de l’acanthoptérygien quadri-spinelle. Le débonnaire syndic, dont l’efficience horokilométrique rivalise d’indigence avec son insigne microcéphalie, se gaussa, persiflant ma pathologie et me taxant au passage d’épididyme."
De nouveau: Bon courage!
Jean-Pierre CARLES
A l'attention du webmestre:
Est-il autorisé de laisser en ligne une adresse courrielle valide pour les "traductions" dans ce petit exercice ?
Merci de votre réponse.
Jean-Pierre CARLES
Non, je ne vois pas pourquoi je serais privé de cette "traduction".
Mille excuses, j'ai du mal m'exprimer.
Il ne s'agissait nullement de monopoliser les "traductions", mais tout simplement de lancer un petit défi à nos chers amis du Garde-Mots.
Avec mes amitiés à toutes et tous.
Jean-Pierre CARLES.
Je découvre, je ne recouvrirais pas. Je fais la culture des mots alors vous pensez, j'arrose, je bine, sarcle, écris, lis, cherche, trafique, transforme. Que du plaisir, rien que du plaisir.
Cher Garde-Mots, je ne trouve pas l'adjectif "carcéral" dans mon petit Robert, saurais tu pourquoi ? Merci pour ton site que je consulte souvent et recommande autant.
D'abord merci pour ton commentaire. Ça me fait sincèrement plaisir.
Par ailleurs, pas de vraie réponse mais des commentaires :
(1) Le mot carcéral (propre à la prison) n'est pas dans le Petit Robert parce qu'il n'est pas dans le Grand Robert (je viens de vérifier). Imparable, non ?
(2) Plus sérieusement. Le Dictionnaire historique de la langue française, sous la direction d'Alain Rey signale que ce mot est "souvent omis dans les dictionnaires généraux de la seconde moitié du XXe siècle", mais il ne dit pas pourquoi.
(3) Une hypothèse : le mot n'a été forgé qu'en 1959 ; peut-être n'est-ce pas suffisant pour qu'un mot soit admis ? Même si certains ont plus de chance.
Bonjour, je suis une élève de seconde et j’aimerais avoir de l’aide sur le sujet suivant :
Faire un commentaire littéraire de l’extrait ci-dessous tiré de l‘œuvre « Après moi, Hiroshima » de Franck Pavloff, en étudiant les deux aspects suivant :
- l’art de l’auteur pour écrire un texte jouant sur la rupture : dans cette partie il nous faut parler dans une première sous partie de l’écriture rompue, des registres de langue (soutenue, familier), du mot « sparadrap » puis dans une seconde sous partie du refus de l’émotion par le personnage principal avec l’accumulation des questions, les paroles rapportées, le registre familier se qui créée la distance avec l’émotion ainsi que de la syntaxe.
- l’évocation du moment unique de la reconnaissance du père : dans cette partie en première sous partie il faut parler du personnage enté par ses souvenirs, en deuxième du bouleversement émotionnel et enfin en troisième sous partie de la vérité mise à jour.
Je ne suis pas très douée pour rédiger tout cela & j’ai du mal à trouvé des choses à dire pour la deuxième grande partie, je ne trouve pas de problématique pertinente pour l’introduction et encore moins d’une ouverture convenable pour la conclusion.
L’extrait (chapitre 2) :
« Il y a un trop-plein de fantômes dans cette pièce, l’air s’épaissit. Il vide sans précaution le deuxième tiroir directement dans son sac, documents, photos, lettres. Le hasard fait mal les choses, celle qui lui tombe des mains, c’est sa propre lettre avec son adresse de Belleville au dos. Il la croyait bien au chaud dans le portefeuille de Pazardjik. Elle n’a pas été décachetée.
Un instant son cœur loupe une systole, saloperie d’émotion. Allez, il faut se casser, depuis qu’il a disparu, l’homme de Berlin en fait trop. Ou c’est Rudie qui se prend au jeu de la connaissance, le pire, d’où je viens, qui suis-je et pourquoi pas, est-ce qu’il m’aimait ? Le dernier tiroir déborde de petits carnets des années de restriction, vignettes de pain, café, cigarettes, avec quelques médailles et, surtout un passeport bulgare.
Cela ne lui fait ni chaud ni froid jusqu’à ce que la photo d’identité du passeport clignote dans sa tête. Peter Pazardjik tient un petit enfant sur les genoux. Pas de doute, le nom inscrit à la plume en minuscules lettres penchées, avec les pleins et déliés de l’époque, dit bien : Rudie Pazardjik. Calé sur les genoux de son père qu’il croyait n’avoir jamais rencontré ! Le tampon lui a même grignoté un peu de sa tête blonde, comme tout bon marmot marqué à la naissance du sceau de la filiation. Le piège vient de se refermer. Comme un diable touché par une icône, il bondit sur ses pieds, va vers l’évier se rafraîchir le visage. Sans perdre une seconde, il endosse le sac d’un coup d’épaule.
Quand il ouvre la porte de l’appartement, la ménagère et le boucher sont sur le palier, l’échine douloureuse et l’empreinte de la serrure décalquée sur l’œil. Il n’a pas emporté la télé, non, seulement des images qui lui collent à la mémoire comme un vulgaire sparadrap. Il croyait tourner la page, il vient de remplir son carnet de rendez-vous.
A la gare de Berlin, il hésite pour l’accordéon, finalement le garde.
Alors que le train fonce dans la nuit allemande, il chante à tue-tête dans le couloir en s’aidant de l’engin dont il tire, avec deux doigts, la nostalgie d’un air de nulle part. »
Merci d’avance.
Clémence
La rupture me paraît être dans le flux de conscience. Le début du texte est celui du narrateur puis, très vite on est dans l'esprit du héros, dans ce qu'il pense et ressent. Je reconnais que ce texte est très difficle à commenter. Il est subtilement composé. Relisez-le plusieurs fois, crayon en main. Soulignez, encadrez, jusqu'à découvrir les diverses articulations et subtilités. Et vous aurez vos réponses.
Bonjour
quelle est SVP la définition du mot "concultation"?
merci de votre réponse si vous la connaissez.
(source: le roman de la mommie de Théophile GAUTIER)
Dans le Roman de la momie il n'y a pas concultation mais plus exactement concultateur dont voici la définition : Personne qui opprime. Du latin conculcare littéralement, fouler aux pieds.
merci infiniment pour votre réponse et votre diligence, et grande honte à moi d'avoir mis deux "m".
vous avez raison, le mot est bien concultateur.
sincères félicitations pour votre savoir