Nom ou adjectif désignant ce qui détruit un
peuple, lui-même entendu au sens de « partie de la nation soumise à une
autorité ayant le pouvoir politique ». Du latin
populus, peuple, et
caedere, tuer. Le mot est de
Gracchus Babeuf. Il l’employa en 1794 dans un pamphlet intitulé
Du système
de dépopulation ou La vie et les crimes de Carrier, son procès et celui du
comité révolutionnaire de Nantes ; avec des recherches et des considérations
politiques sur les vues générales du décemvirat : « Il faut donc l’écrire
!... Cette vie atroce, dévorante, populicide, dont le héros monstrueux a
provoqué sur sa tête les malédictions, la condamnation de la France entière !!!
»
Mots voisins. Le
génocide correspond à la destruction
systématique d’un groupe ethnique. L’
ethnocide est
l’imposition forcée d’un processus d‘acculturation, c’est-à-dire d’adoption par
un groupe du modèle culturel du pays qui l’accueille. On utilise également le
terme
linguicide, qui correspond à la forme particulière
d’ethnocide consistant à faire disparaître une langue.
François Noël Babeuf
(1760-1797). Il se fit appeler
Gracchus Babeuf en l'honneur de deux frères,
Tiberius Sempronius
Gracchus (162-133 av. J.-C.) et
Caius Sempronius Gracchus
(154-121), surnommés « les Gracques », hommes d’État romains qui essayèrent de
réformer le système agraire. Sa doctrine, le
babouvisme, qui annonce
le communisme, prévoyait la suppression des inégalités, l'abolition de la
propriété individuelle et le partage des biens. En 1796 il mena une
conspiration contre le Directoire,
la conjuration des Égaux. Avec sept
camarades (« les Égaux ») il tenta de renverser le Directoire afin de
poursuivre la Révolution et d'aboutir à la collectivisation des terres et des
moyens de production. Il constitua un « Directoire secret de salut public » qui
préparait, au moment de son arrestation, une insurrection et l’avènement de la
« République des Égaux ». Il fut guillotiné, peu après une tentative de
suicide, le 27 mai 1797.
Jean-Baptiste Carrier (1756-1794) avait été envoyé à Nantes
par la Convention nationale pour y réprimer la guerre de Vendée. Il fit
fusiller 2600 prisonniers. Il en fit aussi mourir des centaines en les noyant
dans la Loire depuis des bateaux équipés de trappes, exécutions qu'il nommait
lui-même les « déportations verticales » et qui sont restées sous le nom de «
mariages républicains » : un homme et une femme étaient jetés nus ensemble dans
la Loire, ce « fleuve républicain », selon l'expression de
Carrier lui-même. Il
mourut guillotiné.
[Pour
foth que le mot
inquiète]
Commentaires
merci ! maintenant je suis rassuré :-)
et comme le déclarait BB pas loin de saint tropez "puisque le peuple vote contre le gouvernement, il faut dissoudre le peuple"
Avec une langue, c'est une culture qui disparaît et ça c'est encore plus triste.
Je ne connais pas assez la culture Inuit pour en parler : je ne suis pas Garde-esquimaux. Oups, je n'ai pas pu m'en empêcher.
C'est le calembour qui est mauvais, pas l'intention.