Vase de nuit de forme ovale, de petite
dimension, au fond duquel était peint un œil entouré d’inscriptions grivoises.
Il était en vogue à la fin du XVIIe siècle et au commencement du XVIIIe.
Merci à Ydel pour son dessin original.
Pour afficher toutes ses contributions au Garde-mots cliquez sur
l'image.
Dérivé du nom du prédicateur jésuite Louis
Bourdaloue (1632-1704), ce terme est une
antonomase. Plusieurs hypothèses sont
émises à propos de son origine : le mot aurait été créé de façon ironique
par allusion aux confidences de toutes sortes que recevait le prédicateur en sa
qualité de confesseur des dames de la Cour ; il pourrait s’agir aussi
d’une référence à la longueur de ses sermons, lesquels mettaient à mal les
vessies de l’assistance ; enfin, certains pensent que les dames plaçaient sous
leurs jupes un petit pot de chambre afin de ne pas s'absenter pendant les
sermons. On écrit aussi
bourdalou. Le nom a également été donné à un
ruban de gros-grain entourant un chapeau par allusion au couvre-chef ainsi orné
que portait le jésuite
éponyme et à un
entremets à base de frangipane et de poires créé par un pâtissier parisien vers
1900, dont la boutique se trouvait rue Bourdaloue.
Commentaires
Pour le pot de chambre, je connaissais le thomas. Ce serait un jeu de mots sur les paroles latines "Vide, Thoma, vide latus..." (Vois, Thomas, vois mon côté) tirées du cantique "O Filii et Filiæ" et que Jésus adressent à l'incrédule Thomas, en lui montrant ses blessures. La phrase devint : "Vidé, Thomas, vidé l'as-tu ?"
J'espère ne pas faire de bourde à Lou en rappelant que l'oeil servait à qualifier l'anus.
Sur ce, jetez un coup d'œil à la Gazette Drouot.
C'est ce qu'on appelle;"avoir l'oeil mal placé".Il me semble.
De mon côté, je ne connaissais pas le thomas, mais je constate que, dans les deux cas - "bourdaloue" et "thomas" - il s'agit d'une origine religieuse. Sociologiquement parlant, on peut y voir une égratignure du dogme et de ses partisans. Pas question, bien entendu, de tomber dans la vulgarité.
Quant à la Gazette Drouot, je connaissais cette page Internet. Je n'ai pas mis d''emblée le lien car je me suis dit que c'était une page qui risquait de disparaître qua,d elle en serait plus d'actualité.
Laboure Dalou.
et moi qui croyais que "bourdaloue" avait trait à la cuisine... et a un prélat !
Mon oncle , prêtre , psalmodiait :
Videz Thomas , videz le matin
N'attendez pas qu'il soit trop plein ,
Car il vous coulerait sur la main ,
Alleluia !
Je risque,c'est trop tentant,connaissant le garde,ça craint,mais tant pis;il ne sait pas que les temps à venir,serons moins prudes.Notre écart d'age nous fait fait présentir l'avenir de façon différente.
L'urine est la production humaine,au meme titre,que les selles,ou l'enfant.Cette région corporelle,est sacrée,c'est le savoir créer.
Le savoir faire,niveau bras,et savoir aller,niveau jambes.
Le corps est un filtre du monde,qui passe par la bouche et finit par l'anus.A supposer que le corps est la continuité physique de l'esprit.L'urine et les selles sont le résultat du passage de l'extérieur vers notre subjectif,marquant la terre.Petit à petit en fonction de l'évolution de notre intelligence.Si l'on se souvient,de ma théorie sur le le néant,donc,la poussière;c'est dans le néant que se prépare le tout.Je signe,et persiste.C'est ma pensée,j'en suis fière,et la revendique,pour moi,l'esprit est partout,il suffit de le trouver.
C'est génial,d'avoir mis un oeil dans un pot de nuit,à cette époque,signe que l'inconscient domine le conscient à notre insu,et guide l'averti vers la route de la vérité.
Bien sur,je fais la différence entre la "m..." et l'enfant,l'une est un marquage journalier,elle traduit un passage individuel dans le monde,renouvelable peut-ètre,mais inchangeable dans l'instant,l'autre marque un siècle différent et s'il garde le meme socle irradiant ses valeurs,(si le socle en est digne)c'est un "édifice" forcément surprenant et améliorant."
Remarque,untel,le thomas ne croit que ce qu'il voit,et avec l'oeil dessus,il y croit.
Garde,vous avez une telle peur de tomber dans la vulgarité,récurrente,que vous risquez de vous provoquer des cauchemars.D'autant plus,que personne n'est à l'abri...Il faut que je vous vaccine,d'urgence.Je m'y attelle.Votre infirmière préférée.
Je ne suis pas d'accord avec votre définition de la vulgarité. La vulgarité ce n'est pas de dire ou d'écrire pipi, caca, putain, con. C'est la manière de le faire. Je refuse la vulgarité qui blesse, ce n'est pas la même chose. Il y a un mot dévalorisé, presque un gros mot qu'il va bien falloir un jour ou l'autre remettre au goût du jour ... J'ose à peine l'écrire. J'en rougis ... Tant pis, je me lance... Il s'agit de RESPECT. C'est ça que je sous-entend quand je proteste contre le vulgarité. Je n'ai pas eu spécialement honte d'afficher Bourdaloue, Mentule, Callibistrys. Si mon propos n'est pas suffisamment clair je le rephrase : "Merde" ne me fais pas peur. En revanche "Tu pues" est intolérable. Suis-je clair ? Je préfère nettement ceci, par exemple. Ça fait rêver.
Ver00, vous avez un gros effort à faire : celui de cesser d'affirmer a priori ce que pensent les gens. Peut-être également celui d'arrêter de penser que la génération d'avant est par définition psychorigide.
Garde,parfois quand je pue et que je ne m'en rends pas compte,il vaut mieux me dire,meme si ça fait mal,comme disaient les anciens;"c'est un mal pour un bien",c'est comme ça que j'ai avancé,savoir quitter son bien pour un meilleur en passant par un pire.Cela dit,j'ai encore des progrès à faire,comme nous tous,et c'est sur,le plus difficile est de comprendre l'autre.
Le respect passe parfois en apparence pour un irrespect,ça l'est dans l'instant pour provoquer une réaction,lorsque l'on croit au potentiel d'évolution d'autrui, en respect pour ce qu'il peut devenir.(c'est un test.)Mais il est vrai que c'est un écart ;qui demande explications ou des diplomes que je n'ai pas,qui est peut ètre meme éthiquement contestable.
Le respect du subjectif de l'homme et la recherche de sa logique perfectionnera ses sciences objectives,vous prèchez une convaincue.
Merci pour avoir le courage de passer mes idées,légèrement nouvelles et surement choquantes.Je cherche à prouver l'interaction du psychisme sur le corporel,je vois l'esprit partout,intelligence de l'esprit et intelligence du corps...
Après une nuit de réflexion,Garde,vous touchez un point litigieux.A t-on le droit d'imposer notre lucidité aux autres ? Le respect des convenances n'est t-il pas fait pour protéger le subjectif de chacun ?Agrandir la conscience de soi par la vision des autres doit ètre un choix,car ce peut ètre déstabilisant,et douloureux.
Je ne dois pas imposer mon parcours ,il ne peut ètre salvateur que pour les personnes en recherchent d'équilibre psychique,laissons les gens heureux,heureux,meme s'ils ne sont pas "parfaits",c'est leur droit,c'est peut ètre le seul choix de vie qu'ils ont.Toucher à la conscience de soi,l'agrandir,peut amener à ne plus se supporter,et à vouloir se changer,et alors commence le combat...de titans contre notre inconscience,voir l'inconscience carrément.
Respect est bien le garde maux,passe tout parfait de l'homme.
Vous savez,Garde,vous étes la seule porte ouverte que j'ai trouvé pour passer mes idées,pour celà,je vous remercie.Non,que l'amour ne soit pas dans l'entourage;l'oeil proche est parfois aveuglé,et quelquefois les filons sont inattendus,voir inespérés,c'est dans l'espoir d'une main tendue que l'on peut compter.Bon dimanche à vous et aux votres.
Bourdaloue,n'oubliez pas,nous sommes hors sujet ? Voir sujet d'or ? Vous baissez la garde § Merci.
"Trouvée",en général ,je fais attention à cette faute,car elle ne demande réflexion.Par contre,quand je l'ai vue,je ne la supporte plus.(reste d'éducation)
Le vase de nuit comme Bourdaloue, c'est restreindre le vocable à un objet commun. Il s'agit plus précisément d'un pot "pissotière" à forme incurvée pour s'approprier les formes anatomiques des belles dames de la haute société qui écoutaient le bon père Bourdaloue ! En effet ses prêches étaient splendides et tenaient en haleine les paroissiennes aisées et/ou érudites des heures durant. Un page glissait alors le Bourdaloue sous les robes de ces dames qui soulageaient leurs vessies le plus discrètement possible.
Un exemplaire d'époque est visible au Musée de l'Hôpital Notre-Dame à la Rose, à Lessines (Belgique).
La rhétorique des sermons de cet Abbé vaut à elle seule le détour, sans modération! (textes originaux partiellement accessibles par l'internet)
BENE DICCE
leperecollateur
Merci pour ces précisions.