Épicure nomme ainsi l’absence de
douleur physique. Pour lui, la plénitude du plaisir est atteinte lorsqu’on
associe l’aponie, état de quiétude corporelle, et son équivalent sur le plan de
l'âme, l’absence de douleur morale, ou ataraxie. Du grec aponia, de
a, privatif et ponos, activité pénible, exigeant un effort.
Ne pas confondre ce mot avec l'aporie, difficulté logique insurmontable, ni
avec l'aphonie (extinction de voix).
Commentaires
1.
Le vendredi 13 janvier 2012, 13:42 par AZRAELLE
L'aponie d'un lapin Lapon finit un jour (les jours sont longs parfois en
Laponie) par lui jouer un sale tour car un renard polaire tenaillé par la faim
et ne pratiquant que fors peu l'aponie, croquat le lapin qui heureusement pour
lui n'en souffrit guére...
Moralité : L'aponie ça a du bon à condition de ne pas en abuser...
Une fois trouvée l'aponie, l'on pourrait concevoir sinon accepter d'en
devenir aphone tellement cela doit surprendre et être agréable...
Et comme cela n'empêche en rien d'apprécier les bons mots, je vous la souhaite
à titre principal pour 2012.
3.
Le vendredi 13 janvier 2012, 18:23 par le gardien
Je n'ai jamais de douleur physique ou très peu, par contre je suis une
championne de la douleur morale mais celle -ci est tellement relative qu'il est
impossible d'en trouver la cause ; interne ou externe ? Bref,par le biais de la
folie,j'ai trouvé l'extase mentale ;le cerveau est un sacré numéro,c'est une
addiction très puissante que je crois avoir réussi à combattre.
Est ce que l'ataraxie ou l'aponie sont suffisantes à l'homme ? Ne veut -il
pas toujours atteindre le plaisir ? J'ai des difficultés avec ces
concepts,c'est sans doute la clef de tous mes problèmes, mon seuil de bonheur
est trop élevé,il requiert trop de douceurs.Il n'est peut-être pas trop tard
pour le comprendre et changer;une absence de douleur peut être une joie,du
moins un bien-être.Seulement,je me suis pas sure d'avoir le pouvoir sur un tel
sujet.Je me sais très émotive,et je tente souvent de rallier la raison à
l'émotion pour la maitriser,mais est -on capable de voir le verre a moitié
plein plutôt qu'à moitié vide par sa seule volonté ? Votre sujet est très
intéressant pour les "souffrants" mentaux ou malades, c'est pareil,c'est peut
-être le clou du mystère et par là ,la voie de la guérison.Pour moi,il n'y a
pas de doute,j'aimerai qu'un spécialiste le confirme,le retranchement des
malades dans un monde imaginaire est la conséquence d'une déception
insurmontable dans le monde réel,et cette déception est directement en rapport
avec un seuil de bien être subjectif,sans doute mal adapté à
l'environnement.
L'aponie et l'ataraxie se trouvent alors liées à l'équilibre mental humain; les
travailler dès le plus jeune âge pourrait être une prévention des maladies
mentales.
J'ai foi en l'avenir, l'humanité est si petite ! Les pistes de demain
commencent à se préparer aujourd'hui.Un jour, on travaillera dans les
écoles,sur le plaisir, pour savoir le maitriser car c'est une addiction
dangereuse,il faudra qu'on en vienne à perfectionner notre mental si l'on veut
que l'humanité grandisse.
Les notions d'aponie et d'ataraxie sont des idéaux philosophiques, pas des
réalités humaines, du moins dans l'état actuelle du monde. Acceptons ce qui
nous échu, c'est déjà bien.
Comme toujours, je trouve en vous,une réponse de bon sens à mes
questions.Merci.
8.
Le mercredi 18 janvier 2012, 12:27 par AZRAELLE
IL me semble que les stoïtiens utilisaient volontier l'opium pour atteindre
l'état d'ataraxie ...
IL est assez évident que beaucoup de Gurus sont imprégnés des fumées du
haschich ce qui aide à la pratique de la "sérénité"...
On se fabrique des endomorphines et les illusions mentales y aident beaucoup .
On se fabrique des illusions avec ce qu'on peut .
J'ai abandonné la fumée et les vapeurs du vin .
Je suis allée à la rencontre de ma capacité à souffrir pour en faire une arme .
Comme ces anciens forgerons Japonais qui remettaient mille fois le fer au feu
pour produire la lame la plus solide et la plus pure possible j'essaie de me
forger l'âme encorps et encorps .
Peu m'importe l'aponie , l'ataraxie et autres formes d'anésthésies mentales ou
psychiques . Ce ne sont que des illusions des sens . L'essence du monde est
dans la souffrance .
9.
Le mercredi 18 janvier 2012, 13:33 par le gardien
Il y a beaucoup de souffrance autour de nous,mais je pense qu'il faut éviter
de s'y laisser aller.En tout cas, pour ma part, je me veux plus souffrir,je
tarie vite mes larmes lorsqu'elles viennent et j'apprends à m'anesthésier ;la
souffrance est subjective et l'on peut s'en débarrasser , ne serait ce qu'en
pensant qu'il y a plus malheureux que nous.
11.
Le mercredi 18 janvier 2012, 23:16 par AZRAELLE
Penser qu'il y a plus malheureux que moi ne me console de rien , bien au
contraire . Mais je me dis alors que j'ai beaucoup à apprendre de ces infinis
malheurs . Je voudrais savoir puiser en toutes ces souffrances l'enseignement
du corps vrai seul le corps est vrai pour faire de mon corps une forge où
forger mon âme ma lame mon arme et je la voudrais tranchante et belle et je
sais qu'il n'est possible de la forger qu'au feu de (la souffrance ? non) MA
SOUFFRANCE car aucune souffrance n'est semblable et chaque âme est unique et
solitaire ...
12.
Le jeudi 19 janvier 2012, 00:00 par le gardien
Il n'y a pas de souffrance sans âme, c'est donc un peu plus complexe que tu
ne le penses. Il n'y a pas non plus d'âme sans souffrance. Que reste-t-il pour
s'en sortir ? La résilience.
La résilience suppose aussi de ne pas trop "s'écouter", sinon elle est très
difficile à mettre en oeuvre.
Mais à force de l'expliquer aux personnes qui en auraient ou ont besoin, l'on
finit toujours pas l'appliquer à soi-même.
Ou peut-être est-ce simplement parce que l'on s'occupe de l'ego d'autrui et non
plus du sien, ce qui revient à mon premier propos, oubliez-vous (un peu).
Le malheur des autres ne me console pas,il m'apprend que je n'ai pas le
droit de m’appesantir sur mon sort, parce que d'autres relèvent la tête dans
des circonstances plus graves.
16.
Le jeudi 19 janvier 2012, 15:53 par le gardien
Le malheur des autres ne nous console pas mais il nous aide. Ainsi aucun
malheur n'est gratuit, ce qui est une petite - très petite - consolation pour
la victime, mais un début de consolation tout de même.
Le malheur des autres est la preuve que la souffrance est une réalité
objéctive et non pas simplement subjéctive . Objéctive parcequ'elle est autre
justement et irrémédiablement autre malgrés la pitié la compation l'empathie la
sympathie la consolation et la miséricorde .
Ma souffrance m'appartiend et jamais je n'accépterai qu'un thérapeute veuille
m'en déposséder au nom d'un bonheur quelconque et quel qu'il soit ...
Il y a une part objective dans la souffrance mais aussi une grande part
subjective,et c'est sur elle que l'on peut intervenir pour nous soulager.
Un jour,vous saurez de nouveau accepter les caresses,AZRAELLE.Bonne route.
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L'aponie d'un lapin Lapon finit un jour (les jours sont longs parfois en Laponie) par lui jouer un sale tour car un renard polaire tenaillé par la faim et ne pratiquant que fors peu l'aponie, croquat le lapin qui heureusement pour lui n'en souffrit guére...
Moralité : L'aponie ça a du bon à condition de ne pas en abuser...
Bonjour
Une fois trouvée l'aponie, l'on pourrait concevoir sinon accepter d'en devenir aphone tellement cela doit surprendre et être agréable...
Et comme cela n'empêche en rien d'apprécier les bons mots, je vous la souhaite à titre principal pour 2012.
Merci. Bonne année également.
Je n'ai jamais de douleur physique ou très peu, par contre je suis une championne de la douleur morale mais celle -ci est tellement relative qu'il est impossible d'en trouver la cause ; interne ou externe ? Bref,par le biais de la folie,j'ai trouvé l'extase mentale ;le cerveau est un sacré numéro,c'est une addiction très puissante que je crois avoir réussi à combattre.
Est ce que l'ataraxie ou l'aponie sont suffisantes à l'homme ? Ne veut -il pas toujours atteindre le plaisir ? J'ai des difficultés avec ces concepts,c'est sans doute la clef de tous mes problèmes, mon seuil de bonheur est trop élevé,il requiert trop de douceurs.Il n'est peut-être pas trop tard pour le comprendre et changer;une absence de douleur peut être une joie,du moins un bien-être.Seulement,je me suis pas sure d'avoir le pouvoir sur un tel sujet.Je me sais très émotive,et je tente souvent de rallier la raison à l'émotion pour la maitriser,mais est -on capable de voir le verre a moitié plein plutôt qu'à moitié vide par sa seule volonté ? Votre sujet est très intéressant pour les "souffrants" mentaux ou malades, c'est pareil,c'est peut -être le clou du mystère et par là ,la voie de la guérison.Pour moi,il n'y a pas de doute,j'aimerai qu'un spécialiste le confirme,le retranchement des malades dans un monde imaginaire est la conséquence d'une déception insurmontable dans le monde réel,et cette déception est directement en rapport avec un seuil de bien être subjectif,sans doute mal adapté à l'environnement.
L'aponie et l'ataraxie se trouvent alors liées à l'équilibre mental humain; les travailler dès le plus jeune âge pourrait être une prévention des maladies mentales.
J'ai foi en l'avenir, l'humanité est si petite ! Les pistes de demain commencent à se préparer aujourd'hui.Un jour, on travaillera dans les écoles,sur le plaisir, pour savoir le maitriser car c'est une addiction dangereuse,il faudra qu'on en vienne à perfectionner notre mental si l'on veut que l'humanité grandisse.
Très beau texte.
Les notions d'aponie et d'ataraxie sont des idéaux philosophiques, pas des réalités humaines, du moins dans l'état actuelle du monde. Acceptons ce qui nous échu, c'est déjà bien.
Comme toujours, je trouve en vous,une réponse de bon sens à mes questions.Merci.
IL me semble que les stoïtiens utilisaient volontier l'opium pour atteindre l'état d'ataraxie ...
IL est assez évident que beaucoup de Gurus sont imprégnés des fumées du haschich ce qui aide à la pratique de la "sérénité"...
On se fabrique des endomorphines et les illusions mentales y aident beaucoup . On se fabrique des illusions avec ce qu'on peut .
J'ai abandonné la fumée et les vapeurs du vin .
Je suis allée à la rencontre de ma capacité à souffrir pour en faire une arme . Comme ces anciens forgerons Japonais qui remettaient mille fois le fer au feu pour produire la lame la plus solide et la plus pure possible j'essaie de me forger l'âme encorps et encorps .
Peu m'importe l'aponie , l'ataraxie et autres formes d'anésthésies mentales ou psychiques . Ce ne sont que des illusions des sens . L'essence du monde est dans la souffrance .
En cas voici des nouvelles du Vieux de la Montagne.
Il y a beaucoup de souffrance autour de nous,mais je pense qu'il faut éviter de s'y laisser aller.En tout cas, pour ma part, je me veux plus souffrir,je tarie vite mes larmes lorsqu'elles viennent et j'apprends à m'anesthésier ;la souffrance est subjective et l'on peut s'en débarrasser , ne serait ce qu'en pensant qu'il y a plus malheureux que nous.
Penser qu'il y a plus malheureux que moi ne me console de rien , bien au contraire . Mais je me dis alors que j'ai beaucoup à apprendre de ces infinis malheurs . Je voudrais savoir puiser en toutes ces souffrances l'enseignement du corps vrai seul le corps est vrai pour faire de mon corps une forge où forger mon âme ma lame mon arme et je la voudrais tranchante et belle et je sais qu'il n'est possible de la forger qu'au feu de (la souffrance ? non) MA SOUFFRANCE car aucune souffrance n'est semblable et chaque âme est unique et solitaire ...
Il n'y a pas de souffrance sans âme, c'est donc un peu plus complexe que tu ne le penses. Il n'y a pas non plus d'âme sans souffrance. Que reste-t-il pour s'en sortir ? La résilience.
La résilience suppose aussi de ne pas trop "s'écouter", sinon elle est très difficile à mettre en oeuvre.
Mais à force de l'expliquer aux personnes qui en auraient ou ont besoin, l'on finit toujours pas l'appliquer à soi-même.
Ou peut-être est-ce simplement parce que l'on s'occupe de l'ego d'autrui et non plus du sien, ce qui revient à mon premier propos, oubliez-vous (un peu).
A mon sens l'âme c'est le corps , le corps c'est l'âme .
Le malheur des autres ne me console pas,il m'apprend que je n'ai pas le droit de m’appesantir sur mon sort, parce que d'autres relèvent la tête dans des circonstances plus graves.
Le malheur des autres ne nous console pas mais il nous aide. Ainsi aucun malheur n'est gratuit, ce qui est une petite - très petite - consolation pour la victime, mais un début de consolation tout de même.
Le malheur des autres est la preuve que la souffrance est une réalité objéctive et non pas simplement subjéctive . Objéctive parcequ'elle est autre justement et irrémédiablement autre malgrés la pitié la compation l'empathie la sympathie la consolation et la miséricorde .
Ma souffrance m'appartiend et jamais je n'accépterai qu'un thérapeute veuille m'en déposséder au nom d'un bonheur quelconque et quel qu'il soit ...
Il y a une part objective dans la souffrance mais aussi une grande part subjective,et c'est sur elle que l'on peut intervenir pour nous soulager.
Un jour,vous saurez de nouveau accepter les caresses,AZRAELLE.Bonne route.