Le Garde-mots

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lundi 8 juin 2009

Aiguail

Terme de chasse. Rosée, gouttes d'eau qui demeurent sur les feuilles. Chien d'aiguail, chien qui n'est bon que le matin. Du latin aqua, eau.

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vendredi 7 septembre 2007

Ne faites pas tomber votre savonnette quand vous êtes sous la douche

Veillez à ne pas lâcher votre savonnette quand vous êtes sous la douche, il y va de l'avenir de l'humanité. Ça n'a l'air de rien, mais avez-vous songé à la quantité d'eau qui coule pendant que vous la ramassez ?


Psycho

Faisons un petit calcul, et encore nous n'allons prendre en compte que les gens propres. Pour ne vexer personne choisissons, au hasard, les français. Admettons que la moitié d'entre eux prenne une douche tous les jours. C'est réaliste, non ? Le débit moyen d'une douche est de 15 litres/mn. Le temps pour ramasser une savonnette est à peu près de 10 secondes. Si chacun de ces trente millions de français laisse échapper sa savonnette une fois - c'est plausible, n'oublions pas qu'ils viennent de se réveiller -, la quantité d'eau répandue inutilement est de 1, 5 litre. Ça fait un gâchis de quarante-cinq millions de litres par jour, 45.000 mètres cubes si vous préférez, pour l'ensemble du pays, soit près de 16,5 millions de mètres cubes par an. Bref, le bilan est plus que lourd. Et encore, imaginez ce que ça donnerait si nous appliquions certains correctifs à ce calcul un peu trop brut : le temps de ramassage devrait être revu à la hausse si nous tenions compte du nombre de personnes qui n'ont pas encore émergé de leur cauchemar au moment où elles passent sous le pommeau, de celles qui prennent leur douche dans le noir, de celles qui somnolent sous l'effet bienfaisant de la chaleur, de celles qui ont du mal à se baisser à cause d'une sciatique, de celles qui font des contorsions pour ne pas se mouiller les cheveux, de celles qui s'assomment au passage sur le mélangeur, de celles qui prennent leur douche à deux, de celles qui ont déjà démarré au gros rouge, sans compter les radins qui se lavent avec un résidu de savonnette, les malchanceux et autres maladroits qui la laissent échapper à plusieurs reprises, les personnes qui glissent en ramassant l'objet farceur, de celles qui ont du mal à le repérer car elles ne savent pas où elles ont mis leurs lunettes, les personnes pour qui l'abdomen constitue un écran douillet qui les empêche de rétablir l'ordre à bord, celles qui sont surprises par un éternuement (ou pire) au moment de se baisser, celles qui sont déconcentrées par la sonnerie du téléphone ou un cri du genre "Tu as encore mis de la mousse à raser sur ma brosse à dents !", celles qui se font assassiner par un cinéphile amoureux. Ce n'est pas tout : il faudrait encore calculer le surcoût global à environ 3 euros le mètre cube d'eau, les frais d'épuration générés par la savonnette indocile, et la facture de gaz qui augmente à cause des calories perdues.

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lundi 14 août 2006

La connerie a-t-elle une valeur marchande ?


Il n'y a pas de gros mots dans ce blog, enfin pas trop. J'en prononce comme tout le monde, mais je n'en écris pas car j'ai plutôt envie de pousser la langue française vers le haut ... Il n'en demeure pas moins que le mot connerie est un concept opératoire très pratique. Et puis il est dans le Trésor informatisé de la langue française, alors pourquoi s'en priver ?



CONNERIE, subst. fém. Fam., vulg. Bêtise. Dire, écrire, faire une connerie, des conneries. Où ai-je écrit que La Fontaine « rimait chichement », ou quelque connerie semblable? (GIDE, Journal, 1944, p. 273). Nous aussi nous avons fait des conneries à son âge (CENDRARS, Bourlinguer, 1948, p. 280) : « San-Antonio, te v'là encore parti pour gagner le canard. Quand tu restes dix minutes sans faire une connerie, tu te mets à racler le sol comme un taureau qui a repéré l'Ursula Andress des vaches... » SAN ANTONIO, J'ai bien l'honneur de vous buter, Paris, Fleuve Noir, 1971, p. 168. Prononc. : []. Étymol. et Hist. 1865 conn'ri' (Chanson de Mouchebœuf, manuscrit ds L. LARCHEY, Dict. hist., étymol. et anecdotique de l'arg. parisien, 1873, p. 101). Dér. de con*; suff. -erie*. Fréq. abs. littér. : 58.

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lundi 17 avril 2006

Sourcier


Personne qui recherche l'eau souterraine au moyen d'une baguette de coudrier (nom traditionnel du noisetier), afin de permettre le forage d’un puits.

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