Clédalisme est un mot-valise, où Cléda s’articule avec Dalí pour nous donner, à l'évidence, la « clé Dalí ». Il est établi que Dalí organisait des scènes érotiques au cours desquelles il ne consommait pas, enfin, avec les autres. Il demeurait, en quelque sorte, fidèle à Gala.

Le mot contient également le nom de Léda, dont le mythe est un symbole fort pour Dalí. Il l'assimile à Gala, son épouse, dans le tableau Leda atomica (1949). Zeus, le père des dieux, s'éprit de la belle Léda et comme elle se refusait à lui, il se transforma en cygne pour la séduire par la ruse. De ses ébats avec l'oiseau, Léda conçut un œuf d'où sortirent Pollux et Hélène.

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Leda atomica (1949).

Ce tableau a de quoi troubler car le phallus ailé que symbolise le cygne est en état de lévitation, tout comme Gala. Aucun des acteurs et éléments de cette composition ne touche l'autre, à part éventuellement la main de Gala, dont on ne sait si elle est posée, ou non, sur la tête du cygne. Le tableau ne devrait pas fonctionner et pourtant il nous enchante par sa grâce et son équilibre.