Ouroboros
Par le gardien le vendredi 6 juin 2008, 00:00 - Singumots - Lien permanent

Représentation graphique d'un serpent qui se mord la queue. Il s'agit d'un symbole d'origine égyptienne, repris par de nombreuses civilisations. Il contient les notions de mouvement, de transformation, de continuité, d'autofécondation. C'est aussi la naissance et la mort, le cycle de la vie, la roue du temps, l'évolution refermée sur elle-même, l'union de deux principes opposés, la création sans fin. Sur le plan l'alchimique l'ouroboros est le symbole de la transmutation, de l'unité de la matière en perpétuel devenir : rien ne meurt, rien ne disparaît, tout se transforme. Du grec ouraboros, de oura, queue des animaux et boros, vorace, glouton.
• Giuseppe Tartini (1692-1770) aurait composé la Sonate des trilles du Diable en dormant.
• Jérôme Cardan (Gerolamo Cardano, 1501-1576) aurait trouvé la solution des équations du troisième degré en rêvant.
• Jean de La Fontaine (1621-1695) a puisé dans un rêve son inspiration pour écrire Les Deux pigeons.
• Albert Einstein (1879-1955) aurait découvert la théorie de la relativité au cours d'un rêve.
• Le pharmacologue autrichien Otto Loewi (1873-1961), prix Nobel de physiologie en 1936 pour la découverte de la transmission chimique de l'influx nerveux, se réveilla un matin avec la sensation très nette d'avoir rêvé la solution de l'énigme.
• Henri Poincaré (1854-1912), mathématicien, affirmait qu'il trouvait généralement la solution des problèmes difficiles à son réveil.




Commentaires
La Farandole des solitudes est-elle un ouroboros ?
Je serais tentée de répondre que pour l'instant, non mais si par la suite, on en revient au point de départ, peut-être... Mais quelle différence alors entre un ouroboros et une ronde?
Le caractère symbolique.
Merci pour ce mot. J'ai trouvé ce dragon, qui se "mord" la tête.
Connaissez-vous la technique pour trouver des idées ou des solutions à des problèmes compliqués ?
C'est Salvador Dali qui faisait ça.
Il s'asseyait sur une chaise munie de 2 gros accoudoirs.
Il prenait une assiette à soupe et une petite cuillère. Il retournait l'assiette vers le sol et tenait mollement la cuillère du bout du manche entre le pouce et le majeur au dessus de l'assiette.
Puis il commençait à s'endormir en pensant au problème qu'il voulait résoudre... Il parait que lorsque la cuillère tombait sur l'assiette et le réveillait brutalement, il avait trouvé sa solution.
J'ai voulu essayer pour résoudre la conjecture de Goldbach...
En vain, la cuillère m'a bien réveillé, mais pas de solutions en tête... Juste l'impression d'être particulièrement ridicule :-). Même en rêve, l’intelligence m’échappe...
J'ai un problème : j'ai lu de nombreuses biographies de Dalí (quatre ou cinq, et je vais continuer). Pour l'instant je n'ai pas rencontré cette technique de la cuillère au cours de mes lectures. Auriez-vous une référence ?
Le stylo du concours Vistemboir est parti. Il ne devrait pas tarder à vous parvenir.
Ecume, Dali avait-il lu ceci ?
"On dit d'Alexandre le grand, qu'estant couché, de peur que le sommeil ne le desbauchast de ses pensemens, et de ses estudes, il faisoit mettre un bassin joignant son lict, et tenoit l'une de ses mains au dehors, avec une boulette de cuivre : affin que le dormir le surprenant, et relaschant les prises de ses doigts, cette boullette par le bruit de sa cheutte dans le bassin, lereveillast."
Montaigne, Essais, L.II, ch.XIX.
Je n'ai pas de référence non plus, cependant j'avais entendu parler de cette technique utilisée par Dali dans le cadre des techniques de sieste-éclair.
Pas le temps de vérifier mais il semblerait qu'il y ait des pistes sur google. Taper : sieste eclair dali.
Hou ! Robot rosse.
L'anecdote concernant Dali est extraite de "L'Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu" de Bernard Werber.
Merci à tous. Je peux ajouter que Dalí a eu l'idée des montres molles alors qu'il somnolait après unrepas au cours duquel il avait mangé du fromage coulant.
Désolé Untel mais je connaissais cette anecdote sur la sieste-éclair selon Dali bien avant que ne soit publié "L'Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu" de Bernard Werber.
A mnésique,
Je ne faisais que citer une source, s'il en fallait une. Evidemment que Werber n'a pas sorti cette anecdote de son chapeau.
Ceci dit, je préfère celle de Montaigne qui fait allusion à "L'Histoire de Rome", d'Ammien Marcellin :
"ille namque aenea concha supposita brachio extra cubile protento pilam tenebat argenteam, ut cum neruorum uigorem sopor laxasset infusus, gestaminis lapsi tinnitus abrumperet somnum." L.XVI, ch.V.
Autrement dit : "Alexandre ne triomphait du sommeil qu'au moyen d'une boule d'argent qu'il tenait suspendue au-dessus d'un bassin de cuivre, et qui l'éveillait en tombant, dès que l'assoupissement détendait ses muscles."
Erreur de ma part.
Je ferai donc mon mea culpa, untel, si vous l'acceptez.
Merci pour la traduction custos verba.
Par ailleurs c'est une des grandes forces de Werber que d'avoir énormément de choses au fond de son chapeau.
"Je peux ajouter que Dalí a eu l'idée des montres molles alors qu'il somnolait après un repas au cours duquel il avait mangé du fromage coulant."
.
Certains historiens de l'art prétendent qu'il avait mangé un pont-l'évêque trop fait, d'autres affirment que c'était un camembert dont la date de péremption était largement dépassée. Il est certain qu'un camembert ressemble plus à une montre (et à un ouroboros mou) et puis l’heure de péremption dépassée n’a pu qu’inspirer le génie polymorphe
Pas de problème, mnesique.
Mais revenons à Our, ô beau Ross. J'ai trouvé ce cordylus cataphractus d'Afrique du Sud.
l'ouroboros est pour moi une source d'inspiration constante, tout est un et un est tout est un dicton qui signifie le début et la fin de la vie!
UN représentant l'individu et tout le monde ...
Comme les philosophes des lumières, la vérité, le monde, la connaissance ou la science est la seule divinité qui nous veille.
Ce symbole est très riche,il mérite une thèse.C'est un maitre symbole;il en contient pleins .Le parallèle avec les caducées D'Hermès et d'Asclépios est intéressant.Le serpent est fascinant ,dangereuse beauté de la connaissance...De ses limites,de soi-meme,la faim (fin)de son ètre,mais ou est le miroir de la prudence ?Peut on s'auto-détruire ?Un équilibre que l'on sent de l'intérieur ?
L'ouroboros est le chemin de l'esprit qui se nourrit du passé pour produire son avenir,de l'extérieur pour construire le cercle d'un parfait intérieur .
On ne peut pas s'autodétruire mais déplacer les lignes de telle sorte que de nouvelles bases viennent prendre la place des anciennes.
Bonjour à tous,
Excusez-moi de vous répondre si tard.
La référence première sur laquelle je m’appuis pour mon anecdote est en effet l’Encyclopédie du savoir relatif et absolu de Bernard Werber.
Un livre que je connais très bien pour en être... un détracteur virulent ;-). En effet les raccourcis simplistes et les erreurs scientifiques pullulent dans ce livre. Le style est, comme d’habitude avec Bernard Werber, hâtif et simpliste. Un conseil donc : pas la peine d’ouvrir ce livre, même dans les gares les plus bruyantes...
Je l’ai cité car j’avais eu des échos de la sieste-éclair par un ami, et je me suis dit que Werber pouvait avoir raison pour une fois en attribuant cette technique à Dalí.
Je vois Gardien que vous êtes un grand admirateur de ce personnage énigmatique auquel nous attribuons sans difficulté du génie. Nous l’avions déjà deviné quand vous nous parliez de sa maison labyrinthique à Cadaqués... Le personnage exerce également sur moi une certaine fascination, mais je ne puis me vanter d’un tel palmarès de lectures biographiques. Je me contente pour l’instant de celles trouvées sur internet qui présentent souvent l’intérêt d’être synthétiques. Si vous n’aviez jamais vu nulle part cette histoire de sieste-éclair, c’est peut-être qu’elle n’est que rumeur.
Je ne connaissais pas du tout le passage de Montaigne. Il est probable que Dalí, s’il a bien utilisé cette méthode, se soit inspiré de ce passage. Werber, par un fulgurant raccourci, a du ajouter cette histoire de résolution problème à dormir debout (une cuillère entre les dents ?).
Mon expérience personnel confirme que la sieste-éclair, ça marche !! Il est vrai que je me suis réveillé frais et pimpant lorsque la cuillère est tombée sur l’assiette. A expérimenter, donc ! Si vous ne trouvez pas la solution de votre problème, vous aurez au moins récupéré de vos heures d’efforts inutiles...
Je sais que vous êtes sincère dans votre intérêt pour Dalí au fait que vous ne faites pas de faute en écrivant son nom. Je garde l'anecdote dans un coin de ma mémoire pour les prochaines lectures. On ne sait jamais.
L'ouroboros est un serpent qui rencontre un mur à chaque fois qu'il avance,il ne peut le passer alors il change de chemin,et finit par se changer lui-meme;un simple tète à queue.Douloureux mais moins qu'une éternité au pied du mur à se casser la tète,résolution magistrale de problèmes insolubles.
Je reviens sur les rèves ou les somnolences,je suis persuadée qu'ils sont des passages faciles de notre inconscient vers notre conscient.Entendu que notre inconscient contient tout ce que nous ignorons encore,le pire et le meilleur et que par les moyens qu'il possède,exempt de peur ,donc de limites,il trouve davantage les solutions.
Ouaih !? ... En fait rien ne change avec ce serpent qui se mord la queue . IL n'y a pas de métamorphose du tout . C'est une totologie (oui je fais encore une faute d'orthographe mais une totologie est aussi la tête à TOTO) Le serpent se mord la queue donc A = A et celà est finalement vrai pour B ou C ou X ... mais celà ne nous apprend rien sur rien . Le serpent qui se mord la queue réste le même , tandis que les atomes de carbone forment une molécule nouvelle qui a des caractéristiques que le carbone seul ne maniféste pas , donc il y a bien un plus , ce qui n'est pas le cas avec l'histoire du serpent . Bon , c'est une métaphore ce serpent , M'sieu le Gardien (?) et comme tout modéle il a des limites .
Bon , moi je pense que la vérité est toujours au delà de l'horizon , donc nos vérités ne sont que partielles et uniquement valides dans un référentiel donné mais pas au delà . D'où je conclue que rien ne peut contenir la vérité , fusse l'inconscient même colléctif ...
Vous avez raison. La vérité est relative, dangereuse, voire subversive.