Le Garde-mots

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

lundi 15 juin 2009

Résultats du grand concours Photo graphique

Pour ce nouveau concours organisé sur le Garde-mots - une dizaine en tout, le deuxième à avoir le privilège d'être doté de prix - le classement s'est fait en deux temps. Le règlement imposait de placer en tête les réponses exactes quant au sujet de la photo mise au concours. Il s'agissait d'un dessus de chaise de café (les lyonnais pourront retrouver le modèle original sur la place des Terreaux). Deux candidats ont donné la bonne réponse : Percy et Dandylan.

*
© Alain Horvilleur

Après étude des 7 propositions reçues, le jury, composé de Jean Étèvenaux, président de la Selyre, (Société des écrivains et du livre lyonnais et rhônalpins) de Jean-Pierre Philibert, qui offre le premier prix, et du gardien, a eu la délicate responsabilité de classer les textes et maintenant le plaisir de proclamer les résultats :

Stylo Sailor


Le 1er prix, un stylo Classic 911, est attribué à * Percy *.

Les autres prix, un exemplaire du livre L'almanach 2009 du Garde-mots, sont attribués à * Dandylan * (2e prix) et * LM * (3e prix). Les textes des lauréats peuvent êtres lus ci-dessous. Ceux des quatre autres candidats figurent ici. Comme pour le précédent concours le jury demande à Percy, dès réception, de recopier son texte à l'aide du stylo Classic 1911 de la société Sailor, qui lui est attribué, et d'envoyer au gardien une reproduction informatique de son manuscrit pour affichage sur ce blog. Par ailleurs ce même texte figurera en bonne place dans l'édition 2011 de l'Almanach du Garde-mots (dans l'édition 2010 - à paraître en octobre de cette année - figurera le texte d'Elsa Mail, gagnante du précédent concours).

* Les chaises de ma grand-mère (Percy) *

Elle était vert anis. En face d'elle sa sœur jumelle rouge cerise. Ces deux sœurs supportaient nos retours fatigués de fin d'après-midi après de longues baignades aux Gouleyrousses où nous avions concouru à qui sauterait, soit le plus loin, soit du plus haut dans une eau claire et bien fraîche. Mais nous n'avions pas froid à cet âge où les filles sont des camarades de jeux et pas encore des sujets de questionnement incessants et troublants...

Ces deux sœurs, donc, nous attendaient séparées par la table en formica - dont un coin était fatigué et usé si bien que ça râpait un peu quand on s'y cognait - sur la petite terrasse de la rue de la République. Je ne sais pas qui à bien pu décider un jour de tresser ainsi ces sortes de fils à linge pour en faire des chaises très inconfortables et surtout choisir ces couleurs agressives mais voilà c'est là qu'on buvait un « soutien-gorge » - nom donné par ma grand-mère à l'obligatoire lait-grenadine de la fin d'après-midi. On profitait du soleil de la soirée en attendant l' « à table » qui annonçait la fin de la journée et la bagarre quotidienne pour retarder l'heure officielle du coucher.


* Allez, va pour une chaise (Dandylan) !? *

Ce peut être une chaise
Un câblage électrique
L'HLM pour fourmis
Le Net au microscope
Mais en fait, ce n'est rien
Qu'un amas de pixels
Concours de circonstance


* Une bien mystérieuse cotte de mailles lyonnaise (LM) *

Dépêche, Samedi 13 Juin 2009

Sortie des limbes, une mystérieuse cotte de mailles tissée, vieille de plus d´un millénaire a été retrouvée de manière tout à fait insolite dans le capharnaüm d´un érudit lyonnais.

Lors d´un concours d'écriture organisé par le blog littéraire Garde-mots, de nombreux internautes ont pu admirer durant plusieurs jours un cliché de ce saint Graal de la culture nordique. Une épopée digne d´Homère.

En l´An 1000, Erik le Rouge (à ne pas confondre avec un révolutionnaire contemporain célèbre, Danny le Rouge), preux viking établi en Islande s´en alla avec vingt drakkars à la conquête du Pays Vert (actuel Groenland). Ses fils reprirent le flambeau. L´un d´eux, Thorvaldr, grand chef de clan, eut la vie prise par une flèche Skaerling. Sa dépouille, revêtue de sa cotte de mailles, fût enterrée au côté d´un manuscrit de litanie paillarde nordique près de Kjalarnes, non loin de Terre-Neuve. Vénérée, cette relique devint durant mille ans le saint Graal viking. Lors d´expéditions menées dans le sud de l´Amérique, elle fût perdue ou offerte à un clan maya ou aztèque côté. Puis, des conquistadors macrochires, mielleux et mi-morfalous, mirent leurs mains moites mais amènes sur le divin objet, découvrant du même coup que la découverte de l´Amérique s´était faite près de cinq cent ans avant leur arrivée ! Craignant pour leur gloire et leur fortune, ceux-ci, de retour en royaume d´Espagne, gardèrent secrète cette étonnante trouvaille. Ce n´est que lors de la conquête d´Espagne sous l´Empire que la relique fut à nouveau retrouvée au fond d´un bourdaloue Bourbon. Elle attisa l´intérêt de savants dont Champollion. Aussi, malgré les escobarderies locales et le sang chaud espagnol, la cotte fût amenée à dos de mule en France via le col de Roncevaux. C´est là qu’elle disparut à nouveau sans laisser de traces ! Il semble qu´un bourgeois mystique lyonnais nommé Jacquard en fit mystérieusement acquisition bien plus tard. Son fils devint célèbre grâce à son célèbre métier à tisser. Il ouvrit la voie à la révolution industrielle dans la région et fit la fortune de Lyon.

Cette extraordinaire découverte ouvre le champ à bon nombre d´hypothèses. Certains n´hésitent pas à penser que Jacquard s´inspira de cette cotte de mailles - étonnant ouvrage d´acier fin suédois - pour inventer son célèbre tissage. D´autres doutent de son authenticité et crient au canular. Des tests ADN sont en cours. Bref, un « Da Vinci Cotte » venu du froid...

lundi 1 juin 2009

Grand concours "Photo graphique"

Graphisme. Ensemble des techniques qui, pour représenter les formes, consistent à utiliser les lignes et les courbes. C’est une activité créatrice, une sorte de géométrie appliquée qui privilégie la structure et tend vers le dépouillement. Les arts du dessin, de la peinture et de la photographie en sont les principaux bénéficiaires. Du grec graphein, écrire.

*
© Alain Horvilleur

Lire la suite...

vendredi 12 décembre 2008

Concours « Écriture » : le manuscrit de la gagnante

*

À l'occasion du grand concours « Écriture » organisé sur le Garde-mots du 17 au 30 novembre 2008 le jury a décerné le premier prix au texte ci-dessus, signé * Elsa Mail *. Les candidats devaient rédiger un texte sur le double thème de l'écriture manuscrite et de l'écriture littéraire, et employer à cette occasion 10 à 12 des mots ou expressions constituant les titres des billets figurant sur le Garde-mots. Comme le précise l'article 12 du règlement, Elsa Mail a recopié son texte à l'aide du stylo Classic 1911 de la société Sailor, qui lui a été attribué. Par ailleurs ce même texte figurera en bonne place (article 13 du règlement) dans l'édition 2010 de l'Almanach du Garde-mots.

Lire la suite...

mercredi 3 décembre 2008

Elsa Mail : la récidive...

Vous croyez au hasard ? Personnellement j'y crois les jours pairs, mais pas les jours impairs (comme aujourd'hui). Elsa Mail (je prononce "maille") a remporté le grand Concours « Écri- ture » et sa victoire est indiscutable. Il suffit de lire les commentaires des visiteurs du Gar- de-mots pour s'en assurer. Et voici que la gagnante m'écrit, photo à l'appui, que je lui ai déjà remis un prix il y a un peu plus d'un mois ! Effectivement, l'Alliance Française de Lyon m'avait demandé de participer à la remise des prix de poésie à ses lauréats 2008. J'ai donc remis un prix à Hélène Blanc (c'est le véritable nom d'Elsa Mail) en octobre. Les deux événements n'ont aucun rapport. J'étais d'autant moins au courant que ne connaissais pas par cœur le nom des candidats puisque  je n'avais pas participé aux décisions du jury de l'Alliance française.

Réflexion faite, il y a un point commun entre les deux événements : le talent.

Remise de prix à Elsa Mail

lundi 1 décembre 2008

Résultats du grand concours « Écriture »

Après étude des 12 propositions reçues à l'occasion du grand concours « Écriture » organisé sur le Garde-mots du 17 au 30 novembre 2008 le jury décerne le premier prix au texte qui suit, signé * Elsa Mail *. Selon le règlement, les candidats devaient rédiger un texte sur le double thème de l'écriture manuscrite et de l'écriture littéraire, et employer à cette occasion 10 à 12 des mots ou expressions constituant les titres des billets figurant sur le Garde-mots.

* Écriture à l'encre sympathique *


Alban était un jeune homme solitaire et taciturne, nul n’aurait pu dire où et comment il passait ses journées, en tout cas loin de la ferme de son père. Chaque matin, il se dirigeait vers la forêt. Il ne se séparait jamais de son coffre, une boîte en bois de wacapou offerte par son parrain, un navigateur au long cours. Dans ce coffre : un couteau, un encrier, un abécédaire, un cahier et un porte-plume, une bobine de fil de soie, un almanach.

Les anciens du village se moquaient. A quoi bon tous ces objets ? Il ne savait ni lire, ni écrire. Ils étaient presque tous illettrés au village, ceux qui lisaient se comptaient sur les doigts d’une main. La rumeur allait bon train : il se disait qu’Alban voulait paraître savant pour ne pas travailler la terre, certains affirmaient qu’il était loup-garou. Comme il était beau gars, les filles se cachaient derrière les jalousies pour le voir passer.

Seul, à l’ombre d’un saule près de la rivière, il apprenait à lire, à écrire en se remémorant les leçons du père Henry, le vieux curé cacochyme de la paroisse, décédé en décembre. Alban reproduisait les lettres de l’alphabet, les assemblait jusqu’à l’obtention d’un mot connu : Alban, Dieu, Père, Mère, Terre.

Un jour l’aquilon souffla si fort qu’une rafale s’empara de son abécédaire et le jeta dans la rivière. Les lettres furent aussitôt entraînées dans le courant. Alban réussit à rattraper le Y, le voyou des voyelles! Une petite rainette coassa : « Croâ en toi, croâ en toi, repêche les toutes ! Repêche les toutes ! » Il sortit le fil de soie, le coupa, l’attacha à un bâton, enfila sa plume qui devint bouchon, et accrocha le Y en guise d’hameçon. Il vida le contenu de l’encrier pour appâter à l’encre sympathique, aussitôt la plume s’enfonça ! Il ferra : un mot se tortillait au bout du fil tel un goujon, il le décrocha, le posa délicatement dans le coffre, il recommença et hop ! Un autre pris sur le vif, plus petit celui-là. Il recommença encore et encore … à la tombée du jour, son coffre était rempli.

Le lendemain, il déposa les mots sur l’herbe humide de rosée. Ceux-ci étaient nerveux, se tortillaient, gigotaient: ils cherchaient leur place respective. Quand ils furent enfin immobiles, Alban lut sans hésiter le message suivant :
Les mots sont sève de vie.
Ils font le tour de la terre.
Leur maison est le dictionnaire
Leur écrin est la poésie.
Alban ivre de joie, les bras levés aux arbres, aux cieux, criait : « Je sais lire ! Je sais lire ! »

Comme le précise l'article 12 du règlement, il appartient à Elsa Mail, dès réception, de recopier son texte à l'aide du stylo Classic 1911 de la société Sailor, qui lui est attribué, et d'envoyer au gardien une reproduction informatique de son manuscrit pour affichage sur ce blog. Par ailleurs ce même texte figurera en bonne place (article 13 du règlement) dans l'édition 2010 de l'Almanach du Garde-mots.

Cerise sur le gâteau...

Ce n'était pas prévu par le règlement pour la bonne raison que la nouvelle vient de tomber à l'instant : le jury a obtenu du journal Le Stylographe, distribué dans tous les kiosques, la publication du résultat du concours. La gagnante et ses concurrents auront ainsi de nouveaux lecteurs.

[Retrouvez ce billet dans
L'Almanach 2010 du Garde-mots
]

Lire la suite...

Encore un moment s'il vous plaît...

Le dimanche 30 novembre à minuit 12 correspondants avaient envoyé leur participation au grand concours « Écriture ». L'ensemble est d'une telle qualité que le jury a besoin de ré- fléchir avant de rendre son verdict. Les résultats seront affichés dans l'après-midi ou la soirée de Lundi.

lundi 17 novembre 2008

Grand concours « Écriture »

Stylo Sailor

Le gardien organise à compter de ce jour un grand concours "Écriture" ouvert à tous les internautes.

RÈGLEMENT


1 - Rédigez un texte ayant pour titre "Écriture" ou comportant le mot "écriture" dans son titre.

2 - Son thème concernera simultanément  les deux principales définitions de l'écriture :

     (a) Code de représentation graphique du langage articulé.

     (b) Action de composer un texte littéraire.

3 - Votre proposition peut se présenter sous forme de nouvelle, discours, poème ou tout autre genre littéraire de votre choix.

4 - Sa longueur ne devra pas dépasser une page A4 (soit environ 2500 caractères).

5 -  Vous devrez  y insérer DIX à DOUZE des 800 mots ou expressions constituant les TITRES des billets figurant sur le Garde-mots.

6 - Vous n'avez pas, sauf nécessité, à donner les définitions des mots ou expressions que vous employez. Le gardien se chargera d'établir les liens hypertextes nécessaires.

7 - Quatre critères seront retenus pour le choix des lauréats : originalité du texte, qualité littéraire, conformité au présent règlement, respect de l'étiquette en vigueur sur Internet.

8 - Les illustrations sont les bienvenues mais ne sont pas obligatoires. Elles ne joueront aucun rôle dans la décision du jury.

9- Votre texte, qu'il soit ou non primé, sera affiché sur le Garde-mots à partir du jour de la proclamation des résultats (et non au moment de votre envoi).

10 - Chaque candidat peut participer plusieurs fois, avec un maximum de trois textes.
 
11 - Le jury, composé de Jean-Pierre Philibert (directeur de la société Stylomine) et du gardien décernera trois prix :

1er prix : un stylo Classic 911

2e et 3e prix : un exemplaire du livre
L'almanach du Garde-mots


12 - Dès réception de son stylo la gagnante ou le gagnant du premier prix l'utilisera pour rédiger une version manuscrite de son texte, dont elle ou il enverra une image électronique (lisible) au gardien pour affichage. Les deux autres gagnants pourront envoyer - sans obligation de leur part - un commentaire sur le livre qu'ils auront reçu.

13 - Par le simple fait d'envoyer un texte vous garantissez en être l'auteur. Vous autorisez également sa reproduction dans L'Almanach du Garde-mots 2010, à paraître en octobre 2009. Cette publication se fera sans contrepartie autre que l'attribution de trois exemplaires du livre.

14 - Le concours sera déclaré clos le dimanche 30 novembre à minuit.

Lire la suite...

lundi 26 mai 2008

Résultat du grand concours Vistemboir

Quelle image peut-on donner d'un objet non identifiable ? Il y avait un piège dans le grand concours de vistemboirs, organisé sur le Garde-mots du 12 au 25 mai : il s'agissait de représenter ce qui ne peut l'être et cette contradiction m'a servi de fil rouge au moment de prendre une décision. Conformément au règlement, j'ai retenu, dans un premier temps, toutes les propositions qui collaient au plus près à la définition du vistemboir : "objet non identifiable, ancien, banal, mystérieux, sans utilité". C'est ainsi que les finalistes sont (dans l'ordre d'arrivée) : ver00, écume hors-commerce de l'inutile, am. Les objets qu'ils ont proposés sont  plus qu'improbables ;  on ne peut envisager d'en faire un quelconque usage, même détourné. Contre-exemple - mais on pourrait en dire autant pour toutes les autres candidatures - cet objet proposé par mnesique : il est certes créatif, drôle, inattendu, introuvable ; il fait plaisir à certains visiteurs et aussi à Jean-Pierre Philibert, Directeur de la société Stylomine, qui dote le concours d'un stylo à plume prestigieux ; cependant, vous pourriez tremper cette plume électrique dans de l'encre et vous en servir pour écrire. Ce n'est donc pas un vistemboir.

Je remercie l'ensemble des 8 candidats pour leurs 22 propositions (+ 2 correspondant à des collections d'objets). Et maintenant j'ai le plaisir de féliciter...

Lire la suite...

mercredi 14 mai 2008

Grand concours Vistemboir

Stylo Sailor

Lire la suite...

lundi 12 mai 2008

Vistemboir

Objet non identifiable, ancien, banal, mystérieux, sans utilité, donc mythique. Il est apparu dans la nouvelle de Jacques Perret Le machin [1]. Synonymes (plus ou moins proches, et qui n’ont pas tous le même caractère énigmatique) : affaire, amusoire, babiole, bibelot, bidule, bitonio, breloque, brimborion, broque, chose, colifichet, engin, fanfiole, fanfreluche, frivolité, gadget, gniagnia, machin, objet, schmilblick, sufficit, truc, ustensile, zinzin. Sans compter les québequismes : bébelle, cossin, gogosse, pagosse, patente ; deux belgicismes : brol, cacaille ; un japonisme : chindogu. Plus un vistemboir sonore, qui vous est offert par les Compagnons de la Chanson :

Contrairement à l'anémélectroreculpédalicoupeventombrosoparacloucycle le vistemboir ne sert à rien.

[1] Jacques Perret. Le Machin. NRF, Gallimard, 1955.

[sur une proposition de maritxu]

[Retrouvez ce billet dans
L'Almanach 2010 du Garde-mots
]

Lire la suite...

- page 1 de 4