Le Garde-mots

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vendredi 25 mai 2012

Arpitan

Zone géographique de l'arpitan

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jeudi 1 mars 2012

Sub dio

En plein air.

Expression empruntée au latin résultant d’une contraction du latin sub divo, de divum, le ciel, lui-même de divus, divin, tiré du grec dios, génitif de « Zeus », pris ici pour le ciel. Synonymes : dormir à la belle étoile, loger à la belle étoile,  coucher à l’enseigne de la lune, dormir en plein air, coucher dehors

Jean-Jacques Rousseau emploie cette expression dans le livre IX de ses Confessions. Il décrit ses premiers jours à l’Ermitage (Montmorency) en 1756.  Le fait de quitter Paris et d’habiter au sein de la nature le transporte de joie : « Je destinai, comme j’avais toujours fait, mes matinées à la copie, et mes après-diners à la promenade, muni de mon petit livret blanc et de mon crayon : car n’ayant jamais pu écrire et penser à mon aise que sub dio, je n’étais pas tenté de changer de méthode, et je comptais bien que la forêt de Montmorency, qui était presque à ma porte, serait désormais mon cabinet de travail. »

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vendredi 11 novembre 2011

Première expo... enfin presque !

Cher Dandylan,

Je te fais concurrence. Enfin presque !  Depuis hier deux de mes photographies sont accrochées sur les murs de la Bibliothèque municipale de Lyon (Part-Dieu). Tu peux les voir au 4e étage. Si tu as une préférence pour l'électronique, c'est ici.  Les deux photos exposées sont les deux premières.

J'ai pris cette série au cours d'un atelier organisé par la BM sur le thème "Au fil de la Saône". Chacun devait choisir un "sous-thème". Pour moi ce fut "Les ronds de Saône". Je devais trouver des éléments ronds au bord ou dans la rivière. Voici l'histoire du premier cliché (que je reproduis ci-dessous). Je m'apprêtais à photographier le banc rond quand trois garçons ont surgi spontanément devant mon objectif avec leur ballon. Ils ont pris la pose puis sont repartis en souriant comme ils étaient venus.

Tu connais certainement ça : la photo que le hasard vient t'offrir au moment où tu t'y attends le moins...

Alain Horvilleur. La pose.
Alain Horvilleur. La pose.

lundi 9 mai 2011

Poya

*


Nom de la montée à l'alpage dans les Alpes suisses, et plus spécialement dans le district de la Gruyère (canton de Fribourg). Du francoprovençal poya montée, côte, lui-même du latin podium, petite éminence, qui  a donné également puy, montagne volcanique. Nom féminin.

Synonymes : changement de pacage, inalpe (montée des bergers et du troupeau aux alpages), remue, transhumance. Antonyme : désalpe (descente du troupeau).

Par métonymie, on appelle également poya la représentation picturale sur une planche de bois de la montée aux alpages. Les vaches sont généralement de profil et en cortège. Les poyas sont peintes par les armaillis - les bergers d'alpage - et accrochées au linteau des granges ou au fronton des fermes, ce qui explique leur format horizontal. Elles constituaient traditionnellement l'inventaire du troupeau se rendant à l'alpage.

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vendredi 22 avril 2011

Corgnolon

Dessin d'Ydel

Merci au dessinateur Ydel pour cette illustration. Pour afficher l'ensemble de ses contributions au Garde-mots cliquez sur l'image. Bientôt on ne dira plus "un dessin d'humour" mais "un Ydel".

Terme du parler lyonnais désignant le gosier. Du latin corneolus, cartilagineux. Il donne lieu à des expressions imagées :
- Se rincer le corgnolon : boire.
- Se ramoner le corgnolon : boire jusqu’à plus soif.

Synonymes : avaloir, corgnole, corgnule, corridor, dalle, descente, entonnoir, gargagnole, gargamelle, gargatte, gavion, gaviot, goulot, kiki, lampas, quiqui, sifflet, tuyau.

vendredi 8 avril 2011

Voltaire en son château

Château de Ferney-Voltaire
Le château de Ferney

Après le pays de l'Astrée en 2009 et celui de Roger Vailland en 2010, la Société des écrivains et du livre lyonnais et rhônalpins (SELYRE) organise cette année une sortie culturelle au château de Voltaire. L'événement aura lieu le samedi 24 septembre 2011 au départ de Lyon. Renseignements et bulletin d'inscription ici.

vendredi 10 juillet 2009

La visite de la dame en or

La Vierge de Fourvière est descendue parmi les lyonnais du 27 mai au 20 novembre 2008. Ils ont pu la contempler de près et, naturellement, la photographier. Cette statue de 5,60 m de hauteur, pesant près de 6 tonnes, a été déposée du clocher de la chapelle attenant à la basilique de Fourvière, d’où elle dominait la ville depuis 1852, et installée à l'aide d'une grue géante sur le parvis, cinquante mètres plus bas, dans une grande verrière. Elle est l’œuvre du sculpteur Joseph-Hugues Fabisch (1812-1886), professeur à l’École des Beaux-Arts de Lyon. Le clocher qui la soutient, exposé à tous les vents et orages, avait besoin de quelques travaux de réparation.

C’est à l’occasion de l’inauguration de cette statue, le 8 décembre 1852, qu’eurent lieu les premières illuminations de Lyon. Un orage extrêmement violent s'était abattu sur la ville et avait contraint les organisateurs à annuler la cérémonie. Des lyonnais prirent  alors l’initiative d’installer sur le rebord de leurs fenêtres de petites bougies allumées pour rendre, malgré tout, hommage à la Vierge. C'est ainsi que naquit la fête des lumières.

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lundi 22 juin 2009

Valentine de Milan

Valentine de Milan
Valentine de Milan pleurant la mort de son époux Louis d'Orléans.
Fleury-Richard.

Huile sur toile. Musée de l'Ermitage. Saint-Pétersbourg. 1802.


Cet étrange et fascinant tableau représente Valentine Visconti (1366 -1408), dite Valentine de Milan, fille d’Isabelle de France et de Galéas II Visconti. Elle pleure son époux Louis Ier, duc d'Orléans, fils du roi de France Charles V et frère de Charles VI le Fou. Mariés depuis 1389, ils ont eu quatre enfants dont Charles d'Orléans, futur poète. Jean Ier, duc de Bourgogne, dit Jean sans Peur, a fait assassiner son cousin et rival politique Louis à Paris, le 23 novembre 1407 à sa sortie de l'hôtel Barbette, rue Vieille-du-Temple, dans le quartier du Marais. Louis d'Orléans s'opposait au projet du duc de Bourgogne d'annexer l'Artois et la Flandre. En l'éliminant Jean sans Peur a déclenché une sanglante lutte pour le pouvoir qui se transformera rapidement en guerre civile entre les Armagnacs et les Bourguignons. Elle n'aura de fin que 30 ans plus tard avec la signature du traité d'Arras (1435).

Valentine est inconsolable. La devise qu'elle a fait graver sur les murs du château de Blois, où elle s'est retirée, en est témoin: «  Rien ne m'est plus, plus ne m'est rien », autrement dit « Je ne me soucie plus de rien ». Elle ne survivra d'ailleurs qu’un peu plus d’un an à son époux.

Le charme désuet - le charme certain – de ce tableau est en adéquation avec la scène qu'il représente. Le peintre a situé son modèle dans l’embrasure d’une fenêtre, ce qui lui permet d’introduire une lumière latérale à la manière des maîtres hollandais du XVIIe siècle. Savamment dosée, cette lumière nous révèle une femme brisée, au regard perdu, prisonnière du sort que la vie lui a réservé. En habit noir du XVe siècle, assise sur un coussiège, repliée sur elle-même, elle incarne, dans ce décor austère mais raffiné, la mélancolie et le deuil sans fin.

La composition du tableau est savante. Le « cadre dans le cadre » (le rectangle périphérique) en est la principale originalité. Valentine se tient près de la fenêtre, comme si elle attendait indifféremment le retour de son mari ou la mort. La diagonale du bord du rideau vert et celle - plus virtuelle - du lévrier qui la console, se croisent en pleine lumière, ce qui laisse une petite place à l'espoir. Au sommet de la composition la vouivre (biscione en italien) est le symbole de la maison des Visconti et de la ville de Milan. Au centre, un parchemin et un livre, semblent nous dire que la connaissance divine aura bientôt raison de la vie terrestre de Valentine.

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lundi 15 juin 2009

Résultats du grand concours Photo graphique

Pour ce nouveau concours organisé sur le Garde-mots - une dizaine en tout, le deuxième à avoir le privilège d'être doté de prix - le classement s'est fait en deux temps. Le règlement imposait de placer en tête les réponses exactes quant au sujet de la photo mise au concours. Il s'agissait d'un dessus de chaise de café (les lyonnais pourront retrouver le modèle original sur la place des Terreaux). Deux candidats ont donné la bonne réponse : Percy et Dandylan.

*
© Alain Horvilleur

Après étude des 7 propositions reçues, le jury, composé de Jean Étèvenaux, président de la Selyre, (Société des écrivains et du livre lyonnais et rhônalpins) de Jean-Pierre Philibert, qui offre le premier prix, et du gardien, a eu la délicate responsabilité de classer les textes et maintenant le plaisir de proclamer les résultats :

Stylo Sailor


Le 1er prix, un stylo Classic 911, est attribué à * Percy *.

Les autres prix, un exemplaire du livre L'almanach 2009 du Garde-mots, sont attribués à * Dandylan * (2e prix) et * LM * (3e prix). Les textes des lauréats peuvent êtres lus ci-dessous. Ceux des quatre autres candidats figurent ici. Comme pour le précédent concours le jury demande à Percy, dès réception, de recopier son texte à l'aide du stylo Classic 1911 de la société Sailor, qui lui est attribué, et d'envoyer au gardien une reproduction informatique de son manuscrit pour affichage sur ce blog. Par ailleurs ce même texte figurera en bonne place dans l'édition 2011 de l'Almanach du Garde-mots (dans l'édition 2010 - à paraître en octobre de cette année - figurera le texte d'Elsa Mail, gagnante du précédent concours).

* Les chaises de ma grand-mère (Percy) *

Elle était vert anis. En face d'elle sa sœur jumelle rouge cerise. Ces deux sœurs supportaient nos retours fatigués de fin d'après-midi après de longues baignades aux Gouleyrousses où nous avions concouru à qui sauterait, soit le plus loin, soit du plus haut dans une eau claire et bien fraîche. Mais nous n'avions pas froid à cet âge où les filles sont des camarades de jeux et pas encore des sujets de questionnement incessants et troublants...

Ces deux sœurs, donc, nous attendaient séparées par la table en formica - dont un coin était fatigué et usé si bien que ça râpait un peu quand on s'y cognait - sur la petite terrasse de la rue de la République. Je ne sais pas qui à bien pu décider un jour de tresser ainsi ces sortes de fils à linge pour en faire des chaises très inconfortables et surtout choisir ces couleurs agressives mais voilà c'est là qu'on buvait un « soutien-gorge » - nom donné par ma grand-mère à l'obligatoire lait-grenadine de la fin d'après-midi. On profitait du soleil de la soirée en attendant l' « à table » qui annonçait la fin de la journée et la bagarre quotidienne pour retarder l'heure officielle du coucher.


* Allez, va pour une chaise (Dandylan) !? *

Ce peut être une chaise
Un câblage électrique
L'HLM pour fourmis
Le Net au microscope
Mais en fait, ce n'est rien
Qu'un amas de pixels
Concours de circonstance


* Une bien mystérieuse cotte de mailles lyonnaise (LM) *

Dépêche, Samedi 13 Juin 2009

Sortie des limbes, une mystérieuse cotte de mailles tissée, vieille de plus d´un millénaire a été retrouvée de manière tout à fait insolite dans le capharnaüm d´un érudit lyonnais.

Lors d´un concours d'écriture organisé par le blog littéraire Garde-mots, de nombreux internautes ont pu admirer durant plusieurs jours un cliché de ce saint Graal de la culture nordique. Une épopée digne d´Homère.

En l´An 1000, Erik le Rouge (à ne pas confondre avec un révolutionnaire contemporain célèbre, Danny le Rouge), preux viking établi en Islande s´en alla avec vingt drakkars à la conquête du Pays Vert (actuel Groenland). Ses fils reprirent le flambeau. L´un d´eux, Thorvaldr, grand chef de clan, eut la vie prise par une flèche Skaerling. Sa dépouille, revêtue de sa cotte de mailles, fût enterrée au côté d´un manuscrit de litanie paillarde nordique près de Kjalarnes, non loin de Terre-Neuve. Vénérée, cette relique devint durant mille ans le saint Graal viking. Lors d´expéditions menées dans le sud de l´Amérique, elle fût perdue ou offerte à un clan maya ou aztèque côté. Puis, des conquistadors macrochires, mielleux et mi-morfalous, mirent leurs mains moites mais amènes sur le divin objet, découvrant du même coup que la découverte de l´Amérique s´était faite près de cinq cent ans avant leur arrivée ! Craignant pour leur gloire et leur fortune, ceux-ci, de retour en royaume d´Espagne, gardèrent secrète cette étonnante trouvaille. Ce n´est que lors de la conquête d´Espagne sous l´Empire que la relique fut à nouveau retrouvée au fond d´un bourdaloue Bourbon. Elle attisa l´intérêt de savants dont Champollion. Aussi, malgré les escobarderies locales et le sang chaud espagnol, la cotte fût amenée à dos de mule en France via le col de Roncevaux. C´est là qu’elle disparut à nouveau sans laisser de traces ! Il semble qu´un bourgeois mystique lyonnais nommé Jacquard en fit mystérieusement acquisition bien plus tard. Son fils devint célèbre grâce à son célèbre métier à tisser. Il ouvrit la voie à la révolution industrielle dans la région et fit la fortune de Lyon.

Cette extraordinaire découverte ouvre le champ à bon nombre d´hypothèses. Certains n´hésitent pas à penser que Jacquard s´inspira de cette cotte de mailles - étonnant ouvrage d´acier fin suédois - pour inventer son célèbre tissage. D´autres doutent de son authenticité et crient au canular. Des tests ADN sont en cours. Bref, un « Da Vinci Cotte » venu du froid...

vendredi 13 mars 2009

Barodet

Recueil publié au début de chaque législature et qui rassemble les textes des programmes et engagements électoraux des députés qui viennent d’être élus.


Caricature de Barodet
Le terme est une antonomase. Il dérive du nom du député Désiré Barodet (1823-1906), qui fit adopter ce recueil le 6 septembre 1881. Il fut instituteur en 1848-49 puis révoqué à cause des ses convictions républicaines. Il exerça ensuite divers métiers, comme employé de  commerce ou agent d’assurances. Le 4 septembre 1870, il fut de ceux qui proclamèrent la République à l’Hôtel de ville de Lyon. Par la suite il devint maire de Lyon (1872), puis représentant à l’Assemblée nationale (1873-1876), député radical de la Seine (1876-1896), sénateur de la Seine (1896-1900). En janvier 1900, l’une de ses dernières propositions de loi, non retenue, portait sur l’abolition de la peine de mort, afin « d’inaugurer le XXe siècle par un grand acte d’humanité et de civilisation ».

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