Le Garde-mots

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vendredi 30 juillet 2010

Linostole

Se dit de quelqu'un qui porte du lin. Du latin linum, lin, et stola, longue robe (pour hommes et femmes).

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lundi 26 juillet 2010

Littérisme

Capacité à lire et à comprendre un texte simple, à utiliser une information écrite. On évalue le niveau de littérisme d'une personne en déterminant dans quelle mesure elle comprend ce qu'elle lit et parvient à utiliser l'information ainsi recueillie. Dans la vie courante, le littérisme permet de développer ses connaissances, de prendre une part active dans la société et donc de réaliser ses objectifs. Synonymes : littéracie , littératie, lettrure.
Antonyme : illettrisme, à ne pas confondre avec l'analphabétisme. Il s’agit d’une question de degré : l’analphabète n’a jamais appris à lire ni à écrire ; l’illettré a appris, mais n’a pas suffisamment pratiqué pour être capable de lire couramment.

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vendredi 23 juillet 2010

Devinette

Quelle différence y-a-t-il entre un cendrier, une vache laitière et un Horvilleur ?

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lundi 19 juillet 2010

Besson

Terme ancien et actuellement inusité qui signifie « jumeau ». Féminin : bessonne. En argot : les deux seins. Du latin populaire bissus, lui-même de bis, deux fois.

Synonymes et mots voisins : bessonnerie (fait d'être jumeau). bessonnet (petit jumeau), bessonnier (qualifie le fait d'être jumeau), gémeau (jumeau), gémellaire (relatif aux jumeaux), gémellation (synonyme peu usité de gémelllité), gémeller (mettre au monde des jumeaux), gémellipare (personne qui porte ou qui vient d’accoucher de jumeaux), gémellité (fait d’êe jumeau), ménechmes (se dit de deux personnes qui ont entre elles une telle ressemblance qu'on pourrait les prendre pour  des jumelles), sosie (personne qui présente une ressemblance frappante avec une autre).

Jumeaux astraux

On appelle jumeaux astraux des personnes nées le même jour de la même année. C’est le cas pour les auteurs des deux poèmes qui suivent. Savez-vous – ou pouvez-vous deviner - de qui il s'agit ?

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vendredi 16 juillet 2010

Ontologie

« Penser et être sont le même. »
(Parménide).

Partie de la philosophie, plus précisément de la métaphysique, qui a pour objet l'être en soi (« l'être en tant qu'être », dit Aristote), indépendamment de ses déterminations. Elle s’intéresse aux vérités fondamentales  telles que l'existence, la possibilité, la durée, le devenir. C’est l’étude de l’être en lui-même et non tel que nous le pensons. Du grec ancien onto, ce qui est et logos, discours.

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dimanche 11 juillet 2010

Nympholepte

Ce nom était donné dans l’Antiquité aux personnes que l’on croyait inspirées par les nymphes (les divinités féminines personnifiant les forces vives de la nature) ou qui tombaient dans une sorte de frénésie après avoir vu une nymphe. D’après Plutarque il y avait un oracle au sommet du mont Cithéron dans l’antre des nymphes sphragitides. Les habitants du pays étaient possédés et étaient dits nympholeptes. Du grec nympholeptoi, lui-même de numphê, jeune mariée et leptein, saisir.

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vendredi 9 juillet 2010

Acrobates

*


Acrobate. Gymnaste qui exécute des exercices périlleux. Du grec akrobatês, issu du verbe akrobatein, marcher sur la pointe des pieds, lui-même d’akron, extrémité et batein, marcher. Synonymes et mots voisins : antipodiste, cascadeur, contorsionniste, équilibriste, fil-de-fériste, funambule, saltimbanque, voltigeur.

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lundi 5 juillet 2010

Il était une fois un roi

Il était une fois un roi
(jusqu’ici il s’agit d’un conte)

Il était une fois une reine
(
le conte peut maintenant devenir légende)

Il était une fois une servante
(indispensable pour que cette histoire ait une fin)

*
Le roi se disait philosophe
La reine se changea en prostituée (sacrée mais fidèle)
La servante était ouverte à tous les silences

*
Vint la parole
Qui nomme les choses

Le calcul
Qui s‘en empare

L’ambition
Qui les déconstruit

*

Il fallut donner un nom
À ce petit monde

*

Le roi prit le beau nom d’Homme
Afin de perpétuer sa race

La reine reçut celui de Terre
Le plus nu de tous les remerciements

La servante n’avait pas de nom
Car elle était mauvaise conseillère
Et faisait disparaître les érudits

Alors on l’appela la mort
Mais personne n’a jamais su
Si ce nom était inventé

vendredi 2 juillet 2010

Chienlit

Ce mot a évolué depuis son apparition au XVIe siècle. D’abord orthographié chie-en-lit, et composé de la forme verbale chie (du verbe chier), de en et de lit, il avait à l’époque le sens littéral de « personne qui souille son lit ». Au XVIIIe siècle il désignait un personnage de carnaval vêtu d'une chemise de nuit au postérieur barbouillé de moutarde, puis le mot, succès aidant, s’appliqua à tous les personnages de carnaval. Il devint ensuite synonyme de masque, de déguisement, d’accoutrement grotesque, de mascarade. À partir du XIXe siècle il prit son sens actuel de « désordre public ».

Synonymes et mots voisins : agitation, anarchie, billebaude, bouleversement, branle-bas, carnaval, chambard, chambardement, chaos, charivari, déguisement, désordre, désunion,  embrouillement, mascarade, pagaille, perturbation, pillage, ramdam, révolution, sac, saccage, tintamarre, tohu-bohu,  trouble.

La première apparition littéraire remonte à Rabelais (Gargantua, XXV) : « Les fouaciers ne condescendirent nullement à satisfaire leur demande [les bergers voulaient acheter quelques fouaces] et, ce qui est pire, les insultèrent gravement en les traitant de trop babillards, de brèche-dents, de jolis rouquins, de mauvais plaisants, de chie-en-lit, de croquants, de faux-jetons, de fainéants, de goinfres, de gueulards, de vantards, de vauriens, de rustres, de casse-pieds, de pique-assiette, de matamores, de fines braguettes, de mordants, de tire-flemme, de malotrus, de lourdauds, de nigauds, de marauds, de corniauds, de farceurs, de claque-dents, de bouviers d'étrons, de bergers de merde, et autres épithètes diffamatoires de même farine. Ils ajoutèrent qu'ils n'étaient pas dignes de manger de ces belles fouaces et qu'ils devraient se contenter de gros pain bis et de tourte. »

Parmi les autres utilisateurs de ce mot : Balzac, Cendrars, Giono, les Goncourt, Hugo, Huysmans, Henry de Montherlant,  Zola.

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lundi 28 juin 2010

Mauvais goût

Voici le secret le mieux caché du monde. Il paraît que quelque part au bout de notre banquise, il y a une race d’animaux un peu spéciale. Ils marchent sur leurs pattes arrière, modulent leurs cris grâce à une infinie variété de phonèmes, selon des règles précises qu’ils appellent grammaire, ont des activités bizarres, comme par exemple trafiquer le jus de raisin avant de le boire. Il paraît qu'ensuite ça leur monte à la tête et qu'ils sont joyeux. Ils se donnent eux-mêmes le nom d’hommes.

Ils ont de bien curieuses pratiques comme la psychologie, le roman, le théâtre, qui les aident, c'est du moins ce qu'ils prétendent, à comprendre leurs propres comportements. Ils regroupent leurs tanières à plusieurs étages dans des lieux appelés villes où ils s'entassent jusqu’à des hauteurs parfois vertigineuses.

Ils ont des opinions sur tout et une appellation spéciale pour chaque brin d’herbe, le plus petit insecte, les autres animaux. Nous, par exemple, nous sommes les ours. Hélas ils tuent certains d'entre nous et même ils nous dépècent. Chez eux la peau d’ours est un trophée qui a beaucoup de valeur.

Je sais où l’on peut trouver les hommes. Il y en a un peu sur notre banquise dans un village - une sorte d’accumulation de baraquements de toutes les couleurs à l'esthétique plutôt  douteuse. Souvenez-vous, l’an dernier j’ai disparu pendant une semaine. Je les observais de loin, protégé par ma blancheur. La nuit j’allais leur dérober de la nourriture. J’avais repéré un marchand de poisson. C’était facile à cause de l’odeur.

Je peux vous dire qu’ils ne sont pas aussi raffinés que nous. Figurez-vous, par exemple, qu’ils ont des machines dans lesquelles ils s’enferment pour se déplacer. Il en sort une fumée qui sent mauvais. Je me demande si ce n’est pas ça qui fait fondre notre banquise.

Ils ont aussi des longs bâtons qu'ils posent horizontalement sur une de leurs épaule, généralement la droite. S’ils les pointent dans votre direction vous êtes perdu. Il en sort, avec un grand bruit, une petite boule de métal capable de vous tuer. Ne vous approchez jamais de leur village sans une très bonne raison et toujours discrètement.

Si demain matin au réveil vous ne me voyez pas, ne soyez pas inquiets. J'ai envie de retourner chez les hommes. J’aimerais bien en manger un pour savoir quel goût ils ont.

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